Etape 15
Sur la Slea Head Drive
Après avoir quitté l’hébergement de Mary, qui restera un des bons souvenirs du voyage, nous allégeons Coquelicot et Rucio au camping de Dingle. On retrouvera les sacoches ce soir.


Débarrassés du barda nos deux compagnons se sentent pousser des ailes et nos socquettes légères tournent plus vite qu’à l’accoutumée.
La route suit la baie de Dingle, les premières falaises apparaissent après le petit port de Ventry. Sur la droite les collines se découpent en mosaïques de murets. Ces paysages nous rappelle l’exposition de Skibbereen consacrée à la famine. Chaque famille de paysans possédait un petit lopin de terre sur lequel elle cultivait ses pommes de terre … avant que le mildiou n’arrive.
Une maison traditionnelle toute en pierre est aujourd’hui un salon de thé. Les viennoiseries et cafés apportent un petit moment de réconfort.



Les falaises impressionnent. Vers l’extrémité occidentale la cote découpée, les îles qui commencent à se perdre dans la brume, ont offert leurs décors au film « Les derniers Jedi » Star Wars VIII. C’est d’ailleurs dans ce décor que nous sortons nos sandwichs. Face à nous le géant couché se repose. Au pied des falaises un phoque joue à cache-cache. Il nage un peu, plonge, ressort plus loin. Quelques touristes l’ont aperçu, téléphone à la main essaient de capter l’instant où il fera tourner un ballon sur son nez … Mais ça marche pas et bientôt il filera rejoindre ses copains … Des mouettes, sternes ou fous de bassan jouent avec le vent le long des falaises. Magique.







Les paysages s’enchainent tous grandioses. Le vent se lève, les agneaux cherchent la laine de leur mère, on va essayer de rentrer avant la pluie.




Il faut passer un petit col pour rentrer sur Dingle. Une fine bruine qui s’intensifie à mesure que la pente s’élève humidifie l’atmosphère.


Descente au camping.
On monte la tente en vitesse, la bruine s’épaissit il pleut pour de bon !
Claudine commence à discuter avec une dame anglaise qui adore Paris et vit en Californie. Le camping est aussi une auberge. J’interpelle son mari sac à dos « Iron man » en bandoulière.
– Tu a couru des Iron Man (3,8km de natation, 180 km de vélo, 42,195km de course à pied – un marathon-)
– Oui et ce sac c’est celui de l’lron Man d’Hawai (la référence) pour mes 69 ans.
Ici c’est la date de la course.
Je regarde : 2014 !!!
Le gars à 80 ans, il en parait à peine 70 !!
Il en rajoute :
– Pour mes 70 ans j’ai couru un Iron Man en Nouvelle Zélande.
Les voyages c’est avant tout les rencontres …



Résumé
50,63 km – 530m D+
Nuageux – Pluie en fin de journée.
camping


Cumulé
15 étapes
688,92 km
8272 m D+
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