J48-49 lundi 21 mardi 22 juillet 2025 Knockree hostel – Wicklow Way camping

Lundi 21 juillet


Journée passée exclusivement à l’intérieur de l’auberge.
Une fine bruine enveloppe les alentours. Les nuages ne décollent pas. L’auberge somnole dans une atmosphère cotonneuse.
Tôt le matin les randonneurs, sacs à dos enveloppés d’une poche imperméable entament leur journée.
Nous la passerons à compléter les réservations de la semaine prochaine, bouquiner, discuter avec le groupe de français du CAF qui, eux aussi, resteront à l’abri.
Fatima la manager de l’hostel est particulièrement agréable et serviable. Elle accepte de nous garder nos deux vélos (Rucio et Coquelicot) et nos sacoches durant toute la semaine prochaine. En effet, dimanche prochain (le 27), Julie, Maël et Emma nous rendent visite. Avec eux nous voyagerons en voiture.
Soulagés d’avoir résolu ce problème avec autant de facilité, nous voilà prêts à repartir vers les montagnes de Wicklow.
Nous retournerons à l’auberge déposer nos bagages et vélos samedi prochain…

Mardi 22 juillet
Etape 42


En quittant l’auberge ce mardi matin, le patron, en souhaitant une belle journée, ne nous dit pas qu’il va faire beau mais que le temps va être sec…

Et, effectivement, après un petit crachin matinal, les nuages ne laisseront que peu de place au soleil mais il ne pleuvra pas.

Sur la route…

Les tapis roses, rouges, mauves parfois dorés des montagnes arrondis resteront confinés à l’ombre des nuages. De larges vallées se découvriront, des lacs, progressivement, apparaitront avant d’atteindre le Salee Gap. La route panoramique suivie a été construite au début du 19eme siècle par les anglais pour contrer les dernières poches de résistance nationaliste irlandaise. Traversant en plein milieu et du Nord au Sud le parc national de Wicklow, la Old Military Road ainsi nommée nous livre des vues remarquables sur les monts arrondis couverts de bruyères colorées.
Peu de rencontres dans ce désert de tourbières balayé par un vent glacial en cette fin de mois de juillet.
Un long plat ondulé suit le col, franchi à 498 mètres d’altitude,

Mieux vaut de ne pas s’aventurer dans les tourbières…
Vue depuis le Salee gap.

Les sacoches vides, notre repas de midi composé d’un petit paquet de chips oublié au fond d’un sac et d’une boite de sardines fera l’affaire. Un café pour nous réchauffer et nous repartons au milieu d’une forêt de sapins.

Dans la descente vers Laragh une cascade déverse les eaux du ruisseau dans la vallée.

La route ondule, une longue descente, une cascade, le village de Laragh, une épicerie – station service, un café restaurant.

Sur le mur, un panneau annonce que le Tour de France 1998 est passé par ici. La télé retransmet l’étape du jour. Les coureurs se déchirent sur les pentes du Mont Ventoux. Ils aperçoivent tout la-haut l’antenne du relais TV. Je me remémore ma première ascension. L’étape du tour 2009 pour les amateurs. Au moins dix mille participants. L’ascension du mythique géant de Provence après 150 kilomètres de course. Dur ! Très dur !
A la télé, dans le bar, à 200 mètres de la ligne d’arrivée se présentent deux coureurs. Un français et un … irlandais. Sur cette pente à plus de 10% le français s’arrache et coiffe sur la ligne l’irlandais. J’exulte, les rares consommateurs locaux sourient.
Moins raide et moins longue que les pentes du Ventoux, la petites route encadrée de murs de pierres grises nous dépose dans un petit camping au milieu des montagnes.
Il est, lui aussi, situé sur la Wicklow Way.



Résumé
Distance 42,95 km
Dénivelé 692 m D+
Météo : nuageux pas de pluie, quand même un peu en soirée…
Hébergement : Camping

Une réponse à « J48-49 lundi 21 mardi 22 juillet 2025 Knockree hostel – Wicklow Way camping »

  1. Avatar de frederiquehallard1
    frederiquehallard1

    A l’auberge epicerie du village de Laragh, Coco, la reine incontestée du pédalier bancal et des mollets flasques, rêvait en secret de franchir le Mont Ventoux, juchée fièrement sur son vélo « Coquelicot », son fidele destrier rouge pailleté. Elle ne jurait que par son idole, son Maître, LE Grand JJ, cycliste mystique et poète de la pédale, connu pour avoir gravi le Ventoux en chantant du Michel Sardou (on sait pourquoi ) . Coco, elle, n’est pas vraiment une pro du vélo : elle confond souvent le dérailleur avec la sonnette, se mélange dans les braquets, et pense que les disques sont du 33 tours. Mais qu’importe ! Armée de son casque en forme de pastèque, de son sac poubelle jaune , elle s’élançe sur la pente de la Wickloy way en revant du Ventoux et en criant : « À moi les cimes et les mollets qui crament ! » Trois mètres plus tard, elle avait déjà les fesses en feu, mais le rêve continuait… dans sa tête.

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