
Etape 12 Orléans – Sully / Loire
jeudi 25 mai J16
Distance : 53 km
Cumulé : 668 km
Ce matin, réveil de bonne humeur. Le vent du nord souffle toujours, mais le point le plus septentrional du cours de la Loire se trouve juste après Orléans, à St Jean de Braye exactement. Donc à partir de ce point la Loire part vers l’ouest et notre route oblique vers le sud et, si rien ne change, c’est dans le dos que nous sentirons le souffle frais de ce vent qui retient notre progression depuis Saint Nazaire.
Arrivons nous au bout du vent ?

Canal d’Orléans, ce matin,
Un pigeon malicieux,
Au sourire gracieux,
Face objectif, fait le malin.

Jargeau, au bord du fleuve après le canal. Office du tourisme, Edwige travaille à la banque, de l’autre coté de la place. Sentir le soleil chauffer son visage après avoir mangé son repas préparé, est son bonheur du jour. Ce soleil qui s’invite également à notre repas est réjouissant.
Déboule une camionnette, deux dames déchargent de nombreux colis, qu’elles acheminent péniblement vers l’office.
Claudine propose son aide, pas fatiguée du vélo, tous les moyens sont bons pour faire de l’exercice et, dit-elle « ça va me faire un échauffement avant de reprendre la bicyclette ! » Charriant les cartons elle participe au début de l’installation de l’exposition de peinture d’Élise PIOGER et de sculpture de Christelle LUDOVIC
Élise est apicultrice et peint à la cire d’abeille. Une technique qui mélange des pigments à la cire chauffée avant de l’appliquer. Franchement les quelques tableaux que nous avons pu voir étaient superbes. Son site : http://piobzz45.wixsite.com/art-cire-abeilles
Le bonheur d’Élise est tout simplement le coup de main de Claudine, mais aussi, comme tout artiste, d’exposer et de montrer son travail avec son amie sculptrice. Souhaitons à Élise et Christelle un beau succès.
Malheureusement le vernissage se déroulait en soirée et Istanbul est encore un peu loin.


La Loire peut également se remonter en croisière organisée : « Il suffira d’un Cygne »

Dansent et ondulent dans le vent, les blés précoces.

Maisons solognotes…


Deuxième leçon du Coco cyclopède: comparaison des revêtements de la route.
Sur cette journée nous avons testé tous les types que nous allons classer en fonction de la facilité
En premier l’asphalte, le pullman du revêtement, mélange de granulat et de bitume (mon passage à la DDE du Tarn a laissé des traces) permet aux roues de glisser sur le sol sans frottement. Le mouvement des cuisses est fluide et pour peu que vous ayez le vent dans le dos c’est comme si le dieu des cyclistes avait greffé un moteur sur votre biclou. Le problème est que l’asphalte est en principe destiné aux voitures et il faut apprendre à cohabiter avec les malotrus qui mettent Jean Jacques en colère parce qu’ils le frôlent de trop près!
En deuxième le revêtement de sable pressé doux au pied, la route est lisse et glissante c’est le revêtement des pistes assez fréquentées, il n’y en a pas assez à mon gout.
En troisième, la piste gravillon sur ce bout de route les services des voies navigable ont mis une couche de granulats parfois des cailloux comme il y a beaucoup de monde sur la Loire il y a des vaguelettes, des ornières et des trous. Le vélo glisse mal et le guidon parfois fait une embardée. Le fessier est, dans ce cas, mis à rude épreuve et au bout de quelques kilomètres il vous tarde de revoir les amis camionneurs sur une bonne route noire !
En quatrième le chemin de terre réservé normalement au VTT mais Jean Jacques est joueur et il a voulu faire une expérience, par chance il n’avait pas plu !
Et pour finir nous avons aussi testé l’enfer de la Loire, les pavés. C’est sûr, dans une petite ville ancienne c’est très beau, typique. Mais au moyen âge ils se déplaçaient à cheval et ne connaissaient pas le vélo. Il faudra qu’un cycliste spécialiste m’explique comment font les coureurs du Paris Roubaix pour ressortir de l’épreuve avec les épaules encore attachées au tronc. C’est le seul moment où j’ai regretté de ne pas avoir mis tous les cuissards que j’avais amené. Et impossible de se mettre debout sur les pédales car sinon ce sont les poignets qui chauffent.
Prochaine leçon les positions du corps en fonction du vent ! En effet depuis le départ nous avons le vent de face et je passe ma journée de vélo à tester des positions pour aider les quadriceps à faire quand même avancer ce satané vélo.


Si vous vous rappelez de vos cours d’histoire de 5eme alors vous vous souvenez de Sully, pas le film de Clint Eastwood et cette histoire d’aviateur, non, Sully le pote de Henri IV et accessoirement ministre des finances de celui-ci. Ça y est, ça vous revient : »Labourage et pâturage sont les 2 mamelles de la France … » c’est lui !
C’est en achetant le château de Sully que Maximilien de Béthune devint Duc de Sully et garda ce nom pour la postérité.
Le pont qui traverse la Loire face au château n’existait pas en 1606 lors de la transaction immobilière.




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