
Etape 19 Montceau les Mines – Meursault
vendredi 02 juin J24
Distance : 56 km
Dénivelé + : 269m
Cumulé : 1081 km
Cumul dénivelé + : 5458m

Départ de Monceau les Mines, toujours en suivant le canal du Charolais. La vie au bord de l’eau s’écoule au rythme du passage des écluses.
Un héron, carpe au bec, nargue le pécheur au bouchon immobile. Il s’en fout, pour lui la journée sera belle, même si la pêche, « c’est plus ce que c’était … »
A l’écluse une petite péniche battant pavillon belge arrive d’Ostende et va à Sète. Trop haute ils ne pourront pas emprunter le canal du Midi. Ils visitent la France des canaux au rythme du passage des écluses.
Plus loin des employés des voies navigables de France, fourche à la main, enlèvent des remorques d’algues invasives. Cela fait 2 à 3 ans que ces algues prolifèrent et empêchent l’ouverture totales des portes des écluses. Parmi les causes de cette invasion, les hivers doux et la chaleur estivale favorisent la multiplication de ces plantes au grand dam des éclusiers.
Montchanin, Le Creusot,. Nous passerons à proximité de ces villes. A l’évocation de leurs noms, je me revois, gamin, accompagner mon père dans les tribunes du mythique stade de Sapiac et encourager les « vert et noir » face à ces équipes venus du Nord. Je ne pouvais pas imaginer que mon vélo, 55 ans plus tard, me porterait sur ces terres de mines, terres d’industrie et terres de rugby.


Quelques centaines de mètres après avoir quitté le canal, Santenay se découvre et la route de grands crus commence. Le changement est spectaculaire. Des maisons cossues arborent le nom du domaine et des appellations qu’elles représentent «Santenay, Montrachet, Meursault, Ladoix, Aloxe corton… » Le village brille de ses pierres polies. Tout semble luxueux.


Sur la route des grandes crus, légèrement vallonnée, coté coteaux les murs entourent des parcelles de vignes parfaitement entretenues, coté plaine la vigne s’étale à perte de vue.
En groupe d’une dizaine, tels les ramasseuses de thé du Sri Lanka, des ouvriers s’affairent sur les pieds des pinots noirs ou chardonnay.





Rêvant et subjugués par le charme de ces paysages modelés depuis des siècles par le travail des hommes, nous posons nos sacoches au camping de Meursault.

Le seul bémol de ce paysage magnifique est la giclée de phytosanitaire reçue dans la figure et pulvérisée au passage d’un tracteur.
Pour sûr, ici, ils ne cultivent pas tous en bio.

Répondre à toulousecapnord Annuler la réponse.