J33 Etape 27 Molhin (Suisse) – Waldshut (All.)

J33 Etape 27 Molhin (Suisse) – Waldshut (All.)

dimanche 11 juin J33

Distance : 46 km
Dénivelé + : 236 m

Cumulé : 1539 km
Cumul D+ : 7663 m


France

Suisse

C’est toujours étonnant ces histoires de frontières. Pédaler en Suisse et admirer le paysage allemand de l’autre coté. Nous allons vivre cette situation un peu avec le Rhin et beaucoup avec le Danube. Frontières naturelles les fleuves, très souvent, séparent les pays et unissent les hommes en permettant les échanges.

Sur la table d’orientation,
Le merle un peu interloqué,
Observe avec curiosité
Nos frontières et séparations.

Nous avons du reporter la journée de repos prévue à Bale suite à des problèmes d’hébergement. En effet le camping indiqué sur les plans n’existe plus depuis 2020, et les hôtels, pour la plupart, affichaient « complet ».
Malgré une merveilleuse forêt et le Rhin qui coule en contrebas, la journée s’annonce difficile. Aujourd’hui les jambes sont dures et la fatigue accumulée commence à se faire sentir. La matinée est longue, et le dimanche tout est fermé. Le « Sunday closed » fonctionne aussi en Suisse.
Et c’est à ce moment là, alors qu’il ne nous reste que quelques pâtes de fruit, que la magie du voyage opère.
Un joli village suisse arrive. Très propre « very pretty », bref, suisse et, du bord du Rhin, s’élèvent des airs de musique ! Prenant le risque de remonter, nous dévalons les ruelles pour arriver face à une guinguette, comme on en trouve de plus en plus chez nous.
Des bénévoles du club de pêche local sont au piano et à la caisse. Les jeunes du Volley club font le service. Les gens du village et des alentours sont venus déjeuner et écouter l’orchestre jouer des musiques traditionnelles. Pas de problème pour manger, il suffit de trouver une place. Au menu les pêcheurs proposent 2 plats au choix : poissons frits ou poissons en beignets.
Ce repas sur des tables partagées dans cette ambiance conviviale et chaleureuse  renforce les cuisses. La conversation sommaire avec nos voisins ne parlant qu’allemand dynamise. D’un coup, tout va beaucoup mieux et l’après midi la route qui n’en finissait plus ce matin, se déroule à nouveau sous nos roues, elles aussi regonflées.

Le bonheur du jour nous vient de ce petit village. Alors que je flânait à l’affut de quelques photos, tombe à quelques mètres devant moi une paire de lunettes. Penché à la fenêtre, l’homme disparait pour réapparaitre quelques secondes plus tard à l’angle de la rue. Je lui tend ses lunettes, il les regarde. Intacte. Large sourire : « No kaput, gracias ! » Le suisse et polyglotte…

Les cyclistes pédalent pendant que les moutons jouent aux dames.

Il suffira de traverser le fleuve et donc la frontière pour trouver un camping en Allemagne.
Tout va bien. La lessive est faite !

15 réponses à « J33 Etape 27 Molhin (Suisse) – Waldshut (All.) »

  1. Dommage que tu n’aies pas cadré juste sur le T-shirt des Bacchantes avec le soleil traversant ! 😉

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    1. Je la referai il me reste de la pellicule !

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  2. Et les cuissards ? je remarque qu’ils vont « s’ enfiler » les 5000 bornes !!

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    1. Les vélos aussi !!

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    2. Avatar de Claudine Manresa
      Claudine Manresa

      Et mes cuisses aussi!!!!

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  3. Bravo à vous, tu m’étonnes que la fatigue se fait sentir ! Ravie de lire que le contact humain a pu vous ressourcer, j’espère que ce commentaire le fera aussi un tout petit peu 😉
    Gros bisous !

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    1. Avatar de Claudine Manresa
      Claudine Manresa

      Merci Audrey tu peux pas savoir en ce moment l’arrivée en suisse a été dure car je ne pouvais plus parler le trajet est devenu plus dur j’ai eu deux jours de découragement. Aujourd’hui nous nous reposons sur le lac de constance après avoir monter aux sources du Danube ( JJ écrit l’étape en ce moment) bisous
      Clo

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  4. Votre Super Étape ne peut que me faire rêver ! Régulièrement en Rando, le déroulé de l’Étape ne correspond pas du tout avec le projet préparé ! Et c’est là que tout devient merveilleux ! Les imprévus ! L’entraide ! Les rencontres ! Les rebondissements ! Les côtoiements avec le fleuve et l’Eau ! Ces Villes et ces Villages de paysages de carte postale éloignés de notre culture ! Et voilà que les vélos ressentent eux aussi toutes ces impressions si positives ! Et les voilà qui nous conduisent avec simplicité là il va faire bon terminer l’Étape et profiter d’une soirée agréable ! Merveilleux ! JPO

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    1. Avatar de Claudine Manresa
      Claudine Manresa

      Merci beaucoup un pour le commentaire mais surtout pour les conseils donnés lors de notre rencontre. J’ai effectivement monter la selle et ça va mieux vu j’ai moins mal au genou et je suis plus à l’aise cependant les côtes sont encore dures😉.

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      1. Hello Claudine,
        La hauteur de la selle me semble en effet primordiale. Le meilleur rendement du levier jambe se situe lorsque celle-ci est pratiquement tendue. (Pour le réglage : trouve un point de maintien à l’arrêt – ta jambe doit être vraiment tendue lorsque tu poses ton talon sur la pédale). Meilleur rendement, meilleur levier = moins d’efforts et probablement moins de douleurs de genoux ou de cuisses !

        ET LES MONTÉES MAINTENANT !
        En premier, il y a semble-t-il deux écoles. Certains se penchent sur le guidon afin de faciliter la pression et l’efficacité des jambes sur le pédalier. Pour ma part, je préfère me redresser en me reculant au maximum sur ma selle. Je pratique de toutes mini-tractions impulsions sur le guidon en rythme avec les mini-impulsions d’appui de pression de chaque jambe. Et là, il suffit que le vélo avance même si la vitesse affichée sur le compteur semble désespérante voire proche du zéro. Et là, il faut rester le plus ZEN possible, sauf lors des infimes fractions de seconde des différentes impulsions. Donc, voici une image : fais comme si ton corps rentrait dans un profond sommeil, tous les muscles gardant le plus grand relâchement – surveille que tu ne contractes aucun muscle pour rien, mains, bras, épaules, cervicales, etc. Toute consommation inutile d’oxygène devient éliminatoire !
        Trois seules actions doivent restées éveillées – 1 – les yeux et la vision – 2 – les jambes qui doivent faire progresser le vélo dans la plus grande économie sans à-coup ni pressions démesurément inutiles et persistantes sur les pédales = un seul mot : ÉCONOMIE – 3 – ta respiration doit garder un rythme le plus proche possible de ton rythme habituel apaisé. Si ce n’est plus le cas, Ralentis, Relâche au maximum l’effort !
        Une côte restera de toute façon une côte et certaines peuvent ne pas être gentilles. En tout cas, il ne faut pas SE BATTRE contre elles car elles sortiront toujours vainqueurs ! Donc ZEN attitude !
        Enfin, il reste un point primordial : la maîtrise des développements et l’anticipation de chaque situation en préparant à l’avance le développement le plus adapté. Lors du changement d’un seul nouveau développement, pas de précipitation, pas d’urgence, surtout sache que tu as toujours le temps car le vélo continue à avancer … Là, il faut accompagner la chaîne pour le changement. Pendant ce temps nécessaire, il ne faut pratiquement plus appuyer sur les pédales = seulement accompagner.
        Et puis, il y a les côtes impossibles qui nécessitent plusieurs arrêts avant d’être complètement épuisée, cassée : retrouver son calme puis repartir Zen. Mon vélo est très très lourd, de plus il est chargé – je suis souvent le vélo atelier réparation. Il m’apparaît que c’est toujours plus exténuant de le pousser en montée que de rester assis sur la selle … Donc, au boulot le Mental pour accéder au haut de chaque côte !
        La Chasse aux Gaspis ! Chaque effort inutile se paye parfois le soir à l’arrivée. Les redémarrages sont source d’efforts inutiles. Donc, avant de s’arrêter, Réflexe, Rétrograde. Descends deux ou trois développements : le redémarrage n’en sera que plus facile !

        Pardon ! Quel BLA BLA BLA ! J’imagine en fait que tu maîtrises parfaitement beaucoup de ces conseils !
        Bravo pour toutes les Étapes parcourues ! Quelle belle Aventure !
        Amitiés.
        JPO

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      2. Avatar de Claudine Manresa
        Claudine Manresa

        Je ne savais pas tout ça mais je vais l’appliquer. Merci JPO

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      3. Hello Claudine,

        Je t’en avais parlé lors de notre rencontre avant Nevers. Le confort de la SELLE HAUTE demande un savoir-faire bien rôdé. Il devient impossible de démarrer ou de s’arrêter ASSISE SUR LA SELLE. Les pieds ne touchant plus par terre, la chute (interdite) n’est pas loin !

        Il existe deux exercices préparatoires en situation SELLE BASSE : en roulant, savoir se mettre debout sur une pédale basse et/ou se mettre debout sur les deux pédales dites « horizontales » (les deux à la même hauteur – les deux genoux pouvant alors se toucher). Ce sont des techniques que tu utilises lorsque tu passes des chaos, des trous, de petites bordures, etc. (le dos préfère quand tu n’es plus assise), ou que tu recherches un équilibre à très faible vitesse.

        SELLE BASSE, sans être assise dessus au démarrage, il faut savoir tout de suite faire rouler droit le vélo surtout en ville entre les voitures. Une ou deux patinettes peuvent compléter/accompagner ces démarrages.
        Il faut donc apprendre en premier le démarrage sans être assise sur la selle. Comme toujours à vélo et particulièrement quand la selle est haute, les Démarrages doivent se faire pédale haute. Surveiller toutes ses sensations, pas de gestes brusques, pas d’impulsions qui nuisent à l’équilibre, pas de précipitation. Il y a toujours le temps de faire et de séparer calmement chaque étape de l’enchaînement.
        1 – démarrer le vélo hors selle
        2 – s’assoir sur la selle
        3 – commencer à pédaler

        Et maintenant SELLE BASSE encore, il faut absolument maîtriser l’arrêt hors selle.
        Dans l’esprit, ce sont exactement les mêmes actions que lors du démarrage mais dans l’ordre inversé. Il faudra cependant remplacer le mot « démarrage » par réduction EXTRÊME de la vitesse puis freinage final presque à l’arrêt. Un peu avant l’arrêt final, il aura été possible de ne garder qu’un contact subtile avec la selle voire plus de contact du tout en se soulevant sur les pédales, d’avancer son bassin afin qu’au moment de l’arrêt final, sans précipitation, il soit possible de descendre en avant de la selle afin de poser le pied par terre – le moment précis du pied par terre = vélo vraiment arrêté. Encore une fois, aucune précipitation, peu de contractions, détacher calmement chaque étape.

        Lorsque tu auras réalisé des gammes et des gammes et que tu ne réfléchiras plus à l’enchaînement des actions, alors termine progressivement le réglage de ta Selle en position haute. Et là, s’il est probable que tu puisses encore ressentir des situations de fatigues, il en sera fini des muscles des cuisses violemment endoloris, plus de sensations de brûlures, de surchauffes douloureuses. Et les genoux ne crieront plus ouille et aïe !

        Depuis Saint-Nazaire, tu parcours de plus en plus de centaines de kilomètres. Je suis certain que ton vélo et toi ne faites plus qu’un à présent et que, ce faisant, tu réalises toutes ces actions comme tu respires sans plus t’en rendre compte !

        Changement d’activités pour moi et ce jusque vers la fin du mois, je pars randonner à pied en Haute-Savoie et en Suisse. Je pourrai probablement continuer à suivre avec attention vos futures étapes. Je tâcherai de n’en manquer aucune !

        Belles Aventures ! Que des Moments de Bonheur ! Belles découvertes ! Encore et encore des Rencontres fabuleuses et humaines ! Bonne Route ! Je reste admiratif ! Respect !

        Amitiés à tous les deux.
        JPO

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      4. Merci de nous suivre … Belles randonnées à toi. Ces endroits sont également merveilleux.
        Bien amicalement
        JJ

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  5. Bale est une ville très agréable avec un merveilleux musée!Dommage Ce sera pour une autre fois.Claudine tu m’impressionnes vraiment;quel courage,quelle volonté.Tu vas nous revenir toute musclée,bravo à toi ma toute belle.Je vous embrasse tous les deux

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    1. Avatar de Claudine Manresa
      Claudine Manresa

      Merci pascale c’est vrai que la semaine est dure aujourd’hui on se repose sur le lac de constance. Avant hier on a monté aux sources il ne reste donc plus qu’une seule difficulté la sortie du lac de constance. Mais rien d’impressionnant que du plaisir et de la persévérance.

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