
J40 18 juin Etape 33 Tuttlingen đ©đȘ – Sigmaringen đ©đȘ
dilmanche 18 juin J40
Distance : 57 km
Dénivelé + : 336 m
Cumulé : 1868 km
Cumul D+ : 10536 m

Nous attaquons enfin la descente du Danube. Dans la plaine, Ă la sortie de Tuttlingen calme et guĂšre plus large qu’un torrent, le fleuve se prĂ©lasse. Les cigognes tournoient en vols circulaires ou recherchent dans les champs de quoi alimenter le petit dĂ©jeuner. Les traversĂ©es de villages nous montrent que la plupart des maisons modernes sont Ă©quipĂ©es de panneaux solaires, trĂšs rĂ©pandus. Ensuite le fleuve grossissant s’agite en rejoignant des gorges qu’il a mis un certain temps Ă creuser. Au sommet des abbayes ou ermitages profitent d’une exceptionnelle vue.
A l’Est de la ForĂȘt Noire que nous allons quitter, la piste ou route forestiĂšre se poursuit Ă l’ombre.












Comme tout le monde jâimaginais que la route de descente dâun fleuve Ă©tait plate et descendante. Or pendant cette Ă©tape jâai eu le plaisir dâapprendre les mots de cyclistes qui dĂ©signent les pentes montantes : nous passerons sur les dos d’Ăąne car un cycliste mĂ©prise ce type de bosse mĂȘme pas utile de changer de braquet on pousse juste un peu plus ou Ă©ventuellement une petite danseuse et ça passe. En premier donc, le « coup de cul » : non ce nâest pas un dĂ©hanchement sur le vĂ©lo mais une pente courte et brutale. Le coup de cul câest le plaisir du cycliste qui se dit : « Ah ! enfin de lâanimation » Câest assez court pour ne pas ĂȘtre fatigant et intense 100 ou 200 m de 10 Ă 25%. Pour peu que le coup de cul prĂ©cĂšde lâentrĂ©e dâun village deux cyclistes ensemble feront un panneau. Une course Ă celui qui passe en premier le panneau indiquant le nom de la localitĂ©. On reconnaĂźt le vrai cycliste au sourire quâil affiche face Ă ce dĂ©hanchĂ© du sol. Bon autant dire que ce nâest pas mon cas. Mais attention un « coup de cul » ce pas un pont ou un dos dâĂąne, non un « coup de cul » ça se respecte.
Ensuite le talus, plus long et moins intense, il demande de savoir passer les vitesses en anticipation. Sur un talus la pente peut varier pour égayer la montée et permettre des discussions de bistrot sur les pourcentages des montées.
Enfin, la bosse, une longue ascension en pente plus douce de 5 Ă 7%. Câest dans la bosse quâil faut de lâendurance, de la zenitude. Le plaisir dâarriver en haut est plus grand.
Pour finir une autre pente que nous nâaborderons pas ici : le col avec comme graal le Ventoux mais heureusement sur le Danube pas de col si ce nâest les cols de cygne ! En tout cas cette premiĂšre journĂ©e de descente nâa Ă©tĂ© quâune succession de « coups de cul » jusquâĂ lâarrivĂ©e.


La ville étape du jour est Sigmaringen, connue pour son chùteau, dont on vous parlera ⊠demain.

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