J86 Etape 66 03 août Belgrade 🇷🇸 – Smederevo 🇷🇸

J86 Etape 66 03 août Belgrade 🇷🇸 – Smederevo 🇷🇸

J86 jeudi 3 août

Distance : 78 km
Dénivelé + : 248 m

Cumulé : 3734 km
Cumul D+ : 14213 m

Hongrie



Bon il faut bien repartir ! Après trois jours passés à se balader dans Belgrade (quelques photos à venir). Passage par le nouveau quartier longeant la Save avec son emblématique nouvelle tour « bouteille à l’envers » et nous voici pédalant à travers la ville. Il faut rejoindre le Danube et ce fût facile. La plupart des avenues étant doublées de pistes pour les 2 roues. Le plus compliqué sera de le traverser. En effet la vélo-route est tracée rive gauche, Belgrade étant sur l’autre rive.


La trace GPS indique un passage dédié vélo que nous suivons. Arrivé sous le pont à l’entrée d’un bidonville on se dit qu’il y a un problème. Trois chiens nous confirment sans discussion possible qu’effectivement la piste ne passe pas par là. Il faut donc se résoudre à prendre la bretelle qui monte sur le pont et tenter la traversée.
A l’entrée un panneau indique aux automobilistes qu’ils doivent faire attention aux cyclistes pendant 1700 mètres. En contrebas les restes effondrés de la piste cyclable qui montait sur le pont. Et dire que nous nous sommes inquiétés au début du voyage pour passer le pont de Saint Nazaire !!
Passage à fond sur un bitume ondulé et rescapés nous nous retrouvons de l’autre coté. Désolé il n’y aura pas de photos du point de vue.


Ce passage de pont a été le début d’une journée dantesque, certainement la plus difficile depuis notre départ.
Après avoir tourné à droite après le pont, 10 kilomètres de chemin herbeux, limite prairie, et ornières attendent les roues de nos pauvres biclous. Ajoutons à ces conditions particulièrement pénibles, une chaleur de plomb qui commence à nous assommer. La route remplace ce premier supplice. Le bitume renvoie la chaleur et le bruit plus la vitesse des voitures nous feraient presque regretter les champs précédents.


Un panneau Eurovélo nous envoie ensuite sur une « piste cyclable » défoncée et jonchée de branche. L’herbe pousse par les interstices des plaques de béton ou du bitume éventrés par les racines des arbres. Le paysage n’a pas d’intérêt, les villages non plus, quelques usines « Beaubourg » au bord de la route et il fait toujours aussi chaud.


Midi, on s’arrête pour manger à l’ombre sur la place d’un village. À 100 mètres une boutique. Un gars en sort et nous tend 2 bouteilles d’eau fraiche, tout sourire en nous disant quelques mots en serbe.
Ce pourrait être  » C’est super ce que vous faites ! Bravo, vous me faites rêver, voici 2 bouteilles d’eau en signe de respect ! » ou bien « Vous êtes complètement fracassés de pédaler avec ce temps sur ces routes de dingues. Voici 2 bouteilles d’eau, je vous les donne par pitié, car vous n’allez pas finir la journée ! ».
Ce cadeau fût notre premier bonheur du jour.
Malgré la chaleur écrasante, la circulation et les routes se sont améliorées et l’après midi bien que difficile fut mois rude.
Arrêt dans un village. Un improbable café-restaurant dans un bled aussi paumé. On prend deux cocas en terrasse. Un client voulait savoir d’où on arrivait. « Ah ! Paris… Marseille… France ! » Probablement un supporter de foot… Son pote assis à la même table vient vers nous quelques minutes plus tard et dans un sourire « Welcome in Serbia, je vous offre les 2 cocas ! »
« Welcome in Serbia » c’est certainement ce que nous a également dit l’homme aux bouteilles d’eau.
Deuxième bonheur du jour.
Il reste une vingtaine de kilomètres. Ça va le faire.
Nous avons réservé une chambre sur Booking car il n’y a pas de camping à Smederevo mais une belle citadelle en bord de Danube.
Pour terminer cette épouvantable journée, le propriétaire loueur n’a pas précisé sur l’annonce que sa maison est probablement la plus haute du village. Un kilomètre et demi de grimpe pour arriver chez Stefan. A peine arrivés, eau fraiche et bière nous attendent.
Trop gentil, il est excusé d’habiter si haut.

Claudine et Stefan en discussion sur « Google Translate »


Et comme j’aime faire des photos et les partager, une fois les sacoches enlevées, je dévale la pente pour vous offrir un beau coucher de soleil sur le Danube au milieu des pêcheurs.

La forteresse du XVeme siècle, a résisté à presque tout sauf aux bombardement de 1944.

Demain départ à 6h30 au plus tard !


17 réponses à « J86 Etape 66 03 août Belgrade 🇷🇸 – Smederevo 🇷🇸 »

  1. Je vous retrouve sur ma carte de 1984 ouf ! Quelle galère pour vous aussi. La Roumanie ne sera pas triste non plus ! ! Je vous suis de près .

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    1. Attention les routes ont changé depuis 1984 mais le Danube coule toujours dans la même direction !😀 Bises

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  2. Bonjour, sympa ce gd periple et très sympa le reportage ! sinon qques infos:attaques de drones russes dans le delta du Danube (Reni et Ismail) et le transport de toutes les céréales ukrainiennes passerait par Constanta (info France 24 du 03/08)…et bon courage avec le cagnard ! faut boire.. de l eau !!

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    1. Merci pour votre retour et infos. Le message est signé « Garrigues » mais qui êtes vous donc Mme ou M Garrigues ? Sympa de nous suivre !

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      1. Avatar de anne-francoise Garrigues
        anne-francoise Garrigues

        re ! Je suis Anne-francoise Garrigues, j etais au lycée, 1ère année de fac avec Claudine et c Marie Christine sa cousine qui m a dit que vous étiez parti à bicyclette.. Voilà.. sinon faut marchander qd tu achetes des trucs sur la route ou sur les marchés, ç est un gros kiff, tout le monde est content à la fin ! Pedalez bien !

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    2. Avatar de Claudine Manresa
      Claudine Manresa

      Bonjour Marie Françoise Marie m’a dit que tu regardais le blog mais je dois avouer que je n’ai pas fait le lien avec garrigues! J’espère que tu vas bien nous ici ça va même après le petit coup de mou d’il y a trois jours car vraiment il faisait très chaud et ce n’était pas très beau mais depuis on est aux portes de fer et c’est MAGNIFIQUE. Quant à marchander il faudrait qu’on paye depuis qu’on est arrivé en Serbie dès qu’on va dans un café il y a toujours pour payer nos conso et hier en pleine campagne un fermier nous a invité à manger et nous a donné un p’tit de miel il sont extraordinaires ces Serbes et ils adorent les Français! Bises à très bientôt

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      1. Avatar de Anne-francoise
        Anne-francoise

        eh ben c génial ça ! profitez bien ! a+

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  3. Hello Claudine et Jean-Jacques,

    Pardon, j’avais un nombre incalculable de mails à rattraper. Vos comptes-rendus se montrent toujours copieusement intéressants. Je me suis pas mal absenté depuis le milieu du mois de juin et mes randonnées pédestres ou à vélo n’ont pas permis d’accorder assez de temps à toutes ces lectures passionnantes. Et voici qu’aujourd’hui, je retrouve encore des mails comme celui-ci du 17 juin. Je suis confus car celui-ci me demandait des conseils.

    LES CÔTES EXTRÊMES
    C’est vrai, c’est comme cela pour moi aussi, au-dessus de 10% dans une côte, il devient de plus en plus difficile de gravir cette épreuve sans s’arrêter. Sur une 10% carrossable, je crois que je parviens encore à atteindre des vitesses entre 5 et 7 km/h avec souvent le mental qui arrive à tenir. En dessous de 5 km/h, en effet, voilà bientôt l’arrêt obligatoire.

    Postulats à s’efforcer d’appliquer : Il est interdit de tomber à vélo ! Veiller à ne pas perdre sa vigilance, ne pas se laisser envahir par un semi sommeil ou de partir dans des pensées parasites qui faciliteraient la vraie chute.

    Vers 12% et plus, je baisse les bras après quelques dizaines de mètres ! Et souvent dans ces cas, pas d’autre possibilité que de pousser le vélo ! Oh ! Comme je n’aime pas cela !

    Deux réflexions toutefois :

    Si le chemin est pierreux, sableux, affreusement irrégulier ! Je déteste d’autant plus pousser le vélo dans ces conditions. Pour moi, je frise évidemment l’épuisement assez rapidement. Comme j’aurais préféré rester sur la selle ! Mais voilà, le vélo refuse de rouler en sécurité au milieu de ces terrains peu adaptés. Donc, régulièrement, dans ces situations, arcbouté pour pousser, des arrêts s’imposent afin de retrouver force, énergie, volonté, souffle, rythme cardiaque, etc.

    Si le chemin se montre plutôt carrossable en dessous de 11% ! Je n’ai qu’une idée fixe : pédaler assis sur la selle ! Une fois arrêté sur le plus grand des pignons, vu le niveau du développement et de la motricité initiée par un demi-tour de pédalier, le plus dur est de réussir à redémarrer droit avec assez d’équilibre afin de reprendre à nouveau un pédalage. Véritable Exercice d’Équilibriste ! Je suis parvenu à force à apprivoiser la situation sans me paniquer, me précipiter. Je dois tout de même avouer devoir m’y reprendre parfois à plusieurs reprises. Il me semble que votre expérience kilométrique vous a fait évoluer sans aucun doute dans des savoir rouler à vélo d’une finesse de plus en plus remarquable. Ainsi, étape par étape, redémarrage après redémarrage, le haut de la côte réussit à se rapproche.

    Ah ! Sur une route carrossable sans circulation, je conseille de slalomer de droite et de gauche afin d’adoucir la pente entre chaque virage. Sur ces routes, un rétroviseur au moins me paraît indispensable afin de contrôler la venue de véhicules.

    LES VITESSES QUI CRAQUENT
    Il faut imaginer l’image de l’embrayage d’une automobile. Embrayer, c’est profiter de la roue libre afin que la chaîne change de pignon, sans force, sans torsion contraire à sa constitution, sans craquement de douleur pour elle ni pour les dents des pignons. Embrayer, c’est accompagner le pédalage pendant que le vélo profite encore de son inertie et que la roue libre réalise l’action pour laquelle elle a été fabriquée, laisser rouler le vélo. Cela se montre fort appréciable en descente il me semble. S’il devient nécessaire de changer pour un pignon plus grand, en engageant l’opération, le pédalier doit tourner sans aucune forte pression sur les pédales et à un rythme ralenti qui permet de ne plus accrocher les crans de la roue libre. Ça se ressent facilement je crois. L’action de pédalage ne permet plus alors la propulsion du vélo. Tester cette sensation en roulant sur terrain plat avec une vitesse de pédalage proche de zéro. Et puis, lorsque la chaîne se retrouve sur le nouveau développement, là, en toute connaissance de cause, il faut reprendre la propulsion sans trop perdre de temps car la déclivité reste montante.

    Dans une côte avec un fort pourcentage, l’inertie du vélo se montre encore assez suffisante afin de laisser passer la chaîne. Il faut moins d’un tour de pédalier pour réaliser le changement. Comme le nouveau développement va se montrer plus confortable, il va être possible sans grande difficulté de redonner une impulsion à la propulsion : poursuivre son ascension aussi zen que possible ; ne passer qu’un développement à la fois : merci aux systèmes de poignées de dérailleurs indexées ! J’ai une préférence évidente pour les changements avec petits leviers plutôt que ceux à poignées tournantes.

    Évidemment, au bas de la pente, il aurait fallu anticiper et déjà choisir un développement adapté à l’importance imaginée de la bosse. Ce n’est pas grave si le pignon choisi est trop grand en taille. Ça ne prendra pas de temps et il sera facile de redescendre. Attention, si l’anticipation n’a pas été évaluée, la situation peut se montrer difficile. Les changements de développements risquent de mal se passer ou d’échouer. Au pire, le vélo va caler ! Dommage ! Quand j’aperçois une belle côte, déjà, au moment de la pliure, je passe immédiatement sur le petit plateau et je vois venir. En cas de problème, afin d’accéder à un développement favorable, préférer faire demi tour et initier les changements en descendant la route sur quelques mètres.

    C’est là encore où l’expérience du savoir rouler à vélo va valider la finesse dans ces savoir-faire et dans la maîtrise des développements complétés par l’utilisation des différents plateaux. Postulat : ne jamais croiser à l’extrême la chaîne. Voici des exemples – petit plateau petit pignon – grand plateau grand pignon – se rapprocher des situations comme plateau moyen avec toute la gamme des pignons. Les chaînes sont peu faites pour se tordre de droite et de gauche.
    Pour une pente donnée, il est possible de trouver des développements plus adaptés (sortes de demi-vitesses) avec plateau moyen ou grand couplé avec un ou deux pignons plus ou moins grands. Attention, ne jamais manipuler les deux dérailleurs en même temps.

    Je conseille d’utiliser cette idée d’embrayage pour monter ou pour descente des pignons dans toutes les situations de chaque journée-étape. Cela permettra à la chaîne de mener probablement son espérance de vie au-delà des 5000 km sans qu’elle puisse avoir des envies de se casser. Elle est gravement blessée lorsque les éléments de chaque maillon, plaques extérieures et plaques intérieures ont pris beaucoup de jeu par rapport aux différents axes. Dans ce cas les plaques risquent de se déboîter. La chaîne peut se casser en fonctionnant même sur un sol presque parfaitement plat à cause par exemple d’un chaos. Dans ce cas, l’incompréhension se révèle immédiate : mais pourquoi, qu’est-ce que j’ai fait ? Elle peut souvent se casser lors d’un redémarrage. Dans d’autres cas, elle se cassera lors d’une manipulation en urgence lorsque le changement n’a malheureusement pas été anticipé et que l’opération s’effectue dans une brutalité excessive d’autant plus si la chaîne doit monter plusieurs pignons successivement, ou encore plus, si on lui demande d’en escalader plusieurs d’un seul coup ! La Pharmacie vélo compte obligatoirement plusieurs attaches rapides ainsi que les outils indispensables comme dérive-chaîne et pince de serrage/desserrage de maillons. Au remontage, ne pas oublier de passer dans la fourchette du dérailleur avant.

    Bonne route avec de belles aventures encore et d’autres fabuleuses rencontres.
    Celle avec la japonaise m’impressionne !

    JPO

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    1. Merci pour cet instructif et très détaillé commentaire. À bientôt.

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    2. Avatar de Claudine Manresa
      Claudine Manresa

      Merci JPO ça y est j’ai pris de l’expérience et des cuisses et je comprends mieux ce que tu dis. Maintenant je monte les côtes jusqu’à 10% sans difficulté je ne stresse plus je fais aussi comme tu m’as dit je slalome sur la route. Quant aux pignons ça va mieux aussi merci pour tout

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  4. Bravo pour avoir surmonté cette dure journée 👏👏👏
    Plein de bisous, on pense fort à vous !!!

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    1. Avatar de Claudine Manresa
      Claudine Manresa

      Attends la prochaine elle était pire

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  5. Quel Homme ce JJ, je l’applaudis pour son altruisme, sa bonté, et sa générosité, pour avoir déballer à toute berzingue la pente, au périple de sa VIE !!! pour ces merveilleux coucher de soleil, dignes d’une toile de Claude MONET

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  6. Et oui ces journées qui n’ont parfois pas d’intérêt mais incontournables pour vivre les autres ! Bravo à vous 2 et bonne continuation 😘😘

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  7. Et merci pour ces magnifiques couchers de soleil 🤩

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  8. Rhoo ces journées qui n’ont pas grand intérêt si ce n’est pour vivre les autres magnifiques 🥰 bravo à vous 2 😘😘

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    1. C’est vrai celle qui arrivent resteront de beaux souvenirs…à suivre !!!

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