
J87 Etape 67 04 aoĂ»t Smederevo đ·đž – Stara Palanka đ·đž
J87 vendredi 4 août
Distance : 56 km
Dénivelé + : 86 m
Cumulé : 3790 km
Cumul D+ : 14299 m
Aujourdâhui nous nous levons Ă 5h30 car la leçon dâhier a portĂ© ses fruits.
A 6h30 nous décollons sans petit déjeuner. Commencer par une descente fait du bien au moral.AprÚs un petit détour pour revoir les mur de la forteresse, il faut repasser le pont sur le Danube. les jours se suivent et se ressemblent la chaleur est déjà forte les camions nous frÎlent mais sont peu nombreux à cette heure ci.

Lâhumeur est morose, le ventre vide. Les efforts dâhier ont vidĂ© nos rĂ©serves. AprĂšs le pont nous bifurquons Ă droite sur une route herbeuse, encore une fois! Le paysage est beau, câest dĂ©jà ça ! Des oiseaux sur la droite nâattendent pas pour prendre leur petit-dĂ©jeuner et Ă gauche un berger garde ses moutons.



A Kovin, pour Ă©viter un dĂ©tour, nous dĂ©cidons dâattendre le prochain village pour manger. La route est bonne et serpente Ă travers de petites maisons mais de village point du tout et au bout dâune heure toujours pas de cafĂ©. Nous dĂ©cidons de faire nous-mĂȘme notre petit dĂ©jeuner on a du pain, du cafĂ© et un reste de confiture. Au bout dâun moment la belle route se termine et nous revenons sur la digue et son revĂȘtement pourri, cette fois-ci des gravillons mal stabilisĂ©s.
La chaleur devient plus lourde et il nây a aucun arbre pour sâabriter. Sur le bord du Danube câest une zone dĂ©solĂ©e de dĂ©mantĂšlement de pĂ©niches enfin rien pour plaire et le ventre toujours vide.
Jean Jacques cherche lâendroit idĂ©al mais je craque et me prĂ©cipite, en rĂąlant, sur le seul espace ombragĂ© que je vois.
Pendant que Jean Jacques dĂ©fait la sacoche une nuĂ©e de moustiques sâabat sur nous. Heureusement, la bombe anti moustique achetĂ©e en Suisse est vraiment efficace et nous pouvons manger et boire accompagnĂ©s par le vrombissement des moustiques et des moteurs des camions qui font la navette dans les chantiers voisins.
Câest lĂ que je rĂ©flĂ©chis Ă arrĂȘter ce voyage qui depuis la veille est un supplice. A quoi sert de souffrir autant pour voir des paysages sans intĂ©rĂȘt ? Il faudra en parler Ă Jean Jacques ce soir. Nous repartons moroses, Ă©crasĂ©s de chaleur.
Un peu plus loin le Danube sâĂ©largit et câest un havre pour de nombreux oiseaux, des grues, des cormoransâŠ. Sur le bord des pĂȘcheurs attendant une prise Ă travers les bouteilles de plastique car si la nature est magnifique Ă cet endroit les dĂ©chets plastiques sâamoncellent sur les bords.






Quelques km plus loin, Ă Dubovac, notre route quitte le Danube et nous retrouvons lâasphalte et les camions. Il est presque midi, la chaleur est harassante, mon humeur est toujours exĂ©crable. Nous nous arrĂȘtons dans une auberge au bord de la route. Ils louent des chambres je suis prĂȘte Ă rester dans ce no mans land pour la journĂ©e pour ne plus pĂ©daler ! Mais la propriĂ©taire ne parle pas anglais, nous donne le code du wifi avec mauvaise grĂące et ne fait aucun effort.
Son attitude nous fait fuir et continuer le parcours. Allez encore 10 km et nous serons au bord du Danube dans un petit village oĂč il y a un bac et oĂč Internet nous indique un motel pas trop mal noté⊠Les 5 derniers km se passeront sur une nouvelle digue herbeuse Ă travers les moutons et les vaches qui prennent leur bain dans le canal.


Enfin nous arrivons Ă Stara-Palenka, des voitures attendent le bac, quatre maisons forment le village, un petit restaurant tout neuf au bord du Danube nâattend que nous, heureusement car le motel de Booking sâavĂšre ĂȘtre un hĂŽtel vĂ©tuste et pas trĂšs propre. Il est largement treize heures, on peut se ressourcer. AprĂšs le repas et lâaprĂšs midi de farniente, Ă regarder la suite du parcours, je dĂ©cide quand mĂȘme de continuer; les portes de fer sont toutes proches et ce serait dommage de les rater !
Demain nous prendrons le bac et nous continuerons sur lâautre rive, du cotĂ© serbe. Car Ă cet endroit le choix sâimpose. Rive gauche et les gorges du Danube se dĂ©voileront en Roumanie, rive droite ce sera la Serbie, puis Ă la sortie du canyon la Bulgarie. Nous optons pour la rive droite, cĂŽtĂ© plus sauvage, aux routes moins dangereuses et nous resterons avec les serbes si gĂ©nĂ©reux, si accueillants et si attachants.




Demain sera un autre jour!
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