
J95 Etape 75 12 aoĂ»t Gorni Vadin đ§đŹ – Nikopol đ§đŹ
J94 vendredi 11 août
Distance : 81 km
Dénivelé + : 405 m
Cumulé : 4346 km
Cumul D+ : 17708 m
Petit cafĂ© avant de commencer cette nouvelle chaude longue journĂ©e de bosses. Les Ă©tapes sont plus longues car les hĂ©bergements sont rares et les villages traversĂ©s se rĂ©sument Ă quelques maisons. Claudine ne voulant pas dormir Ă la belle Ă©toile, nous devons parcourir de longues portions de routes avant de trouver un hĂŽtel, une chambre Ă louer. Inutile de penser aux campings …

Parfois la cĂŽte est raide et la route parsemĂ©e de nids de poules … ici en formation !


Une anecdote que certains pourraient qualifier de « Cambounade ».
Miro est dĂ©pitĂ©. La roue avant de son biclou hors d’Ăąge est crevĂ©e, il n’a rien pour rĂ©parer et le village est encore loin. Je m’arrĂȘte.
– T’inquiĂšte pas Miro, j’ai la solution, on va rĂ©parer tout ça en un clin d’oeil. Miro est heureux, « Français ? » « Ah ! Paris, lundi mardi mercredi jeudi …. » Il lui reste quelques mots de français. Assez rare en Bulgarie.
Je sors une chambre de la trousse Ă outil, dĂ©monte, remonte, gonfle … Et lĂ problĂšme. La chambre de rĂ©serve est elle aussi crevĂ©e. Ăa fait 4000 kilomĂštres que je me trimbale une chambre crevĂ©e.
« C’est pas grave Miro, j’en ai une autre ! » L’espoir renait dans ses yeux. Il retrouve encore quelques mots de français.
Je sors la deuxiĂšme chambre de rĂ©serve. Neuve. RemontĂ©e sur la jante, je la gonfle. Et lĂ problĂšme. Ma pompe ne fonctionne pas avec l’embout de la nouvelle chambre.
DĂ©sespĂ©rĂ© je suis obligĂ© de dĂ©clarer forfait. Miro s’en fout. Il rigole, heureux d’avoir rencontrĂ© Claudine et Jean Jacques prĂ©noms qu’il rĂ©pĂšte comme un mantra. Il s’Ă©loigne Ă grands signes de la mains, tout sourire. Il aura une histoire Ă raconter au village. Le plus embĂȘtĂ© des deux semble ĂȘtre Jean Jacques de le voir repartir Ă pied.

Sur la route il est frĂ©quent de croiser des carrioles tirĂ©es par des chevaux transportant toutes sortes de matĂ©riaux, du foin, la famille … Parfois ces rencontres sont sujets Ă contraste.






Ăa fait quand mĂȘme un peu dĂ©sordre tous ces avis de dĂ©cĂšs …





Fin de l’Ă©tape. Un grand hĂŽtel, toujours la mĂȘme architecture, hall immense, larges escaliers, chambre de 40 mĂštres carrĂ©s, moquette, trĂšs peu de clients, nous attend Ă Nikopol. On n’a pas le choix, c’est le seul.
En face les raffineries roumaines. Ici c’est la fĂȘte !




à 22 heures, alors que les jeunes sont tous aux manÚges. Sur la scÚne, un chanteur tout de cuir vétu, se déhanche sur un solo de guitare. Il joue fort, le batteur se déchaine face à un parterre de papis et mamis assis sur des chaises et des bancs. Pas une paupiÚre ne bouge.



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