
J97 Etape 77 14 août Svishtov 🇧🇬 – Giurgiu Roumanie 🇷🇴
J97 lundi 14 13 août
Distance : 70 km
Dénivelé + : 114 m
Cumulé : 4477 km
Cumul D+ : 18154 m

France
Suisse
Allemagne
Autriche
Slovaquie
Hongrie
Croatie
Serbie
Bulgarie
Roumanie 10ème

En laissant Svishtov sur sa rive, nous quittons également le point le plus au Sud du cours du Danube. De cet endroit, le fleuve repart, en larges méandres, sur une orientation Nord-Est, Nord jusqu’à son delta.
Le poste frontière est tout proche. Prendre le traversier, et changer de rive signifie changer de pays. Le douanier bulgare est méticuleux. Il vérifie avec une caméra l’intérieur des remorques, avec sa petite échelle et sa lampe de poche monte sur le chargement pour tenter d’apercevoir je-ne-sais-qui ou je-ne-sais-quoi.
Coco discute avec une Roumaine qui patiente comme nous. « Pour les tickets, pas de problème, vous pouvez les acheter dans la guérite de l’autre côté du poste frontière.»
Faisant fi de la barrière et de l’écriteau indiquant en plusieurs langues que l’accès est réservé aux personnes autorisées, Coco traversé la douane. Le douanier a failli tomber de l’échelle. A renfort de grands gestes, lui intime l’ordre en bulgare (mais elle comprend vite) de retourner à sa place. Quand arrive notre tour, le douanier scrupuleux prend Claudine par le bras et suivant le texte de son doigt lui lit la partie anglaise indiquant l’interdiction de passer. « I am French, je ne comprends pas ! » Personne n’est dupe et le douanier a pu se divertir entre deux vérifications de camions…


Quand il n’est pas au volant de son bahut, le routier est sympa. Sur le bac qui traverse le fleuve et accoste en Roumanie, les vélos paraissent bien petits coincés au milieu de cinq semi-remorques turcs.
Ils s’enquièrent de notre voyage partagent quelques baklavas et le traversier nous dépose sur l’autre rive.

Dans un sourire, le douanier nous souhaite la bienvenue en français et nous voici sur les routes du 10e pays.

Il est plus facile d’atteindre Giurgiu en Roumanie ou Ruse en Bulgarie côté roumain. Le profil est plat mais le trafic plus intense.
La première impression est d’être dans un pays un peu plus organisé et plus riche. Première image, l’immeuble n’est pas fini mais le « bar à pneus » fonctionne !


Même si nous croisons, carrioles et tracteurs d’un autre âge, les matériels agricoles sont beaucoup plus modernes et les routes bien meilleures. Comme en Bulgarie, pas de réseau secondaire si vous tournez à droite ou à gauche vous vous retrouvez sur une piste.
Le bonjour, le signe de la main est de rigueur, nombreux nous interpellent et il n’est pas rare d’avoir un bonjour en français.


L’étape fut difficile.
Depuis Belgrade, nous avons pédalé tous les jours avec des distances et des dénivelés souvent importants sur des routes ou des pistes en mauvais état. Pour ce douzième jour d’affilée, la route sera bien asphaltée et plate, mais un vent d’Est, Nord-Est violent retient notre progression et augmente la difficulté.

Parti de Belgrade, Luke en partance vers la Turquie puis l’Iran partage un bout de route et un bout de table avec nous, bientôt rejoint par un couple d’allemands. Les cyclistes sont maintenant plus rares et nous aimons nous retrouver, partager notre expérience et raconter notre voyage.


L’après-midi sera longue. Coco, calée dans la roue, se protège du vent et, sur la fin de l’étape, la circulation s’intensifie. Il est temps d’arriver.
Les prix des hôtels semblent un peu plus élevés en Roumanie. Pour 30 euros nous avions, hier soir, un bel hôtel rénové aujourd’hui pour le même prix, rien n’a été modifié depuis 1950.
À la table du restaurant grec voisin, nous finalisons la suite du voyage.
Nous allons passer les 15 derniers jours dans le Delta du Danube et sur la côte de la mer Noire pour rejoindre Constanza, point final du voyage.
Demain repos à Giurgiu et donc une nuit de plus dans cet hôtel délabré.
Nous en profiterons pour visiter Ruse en retournant en Bulgarie.
Ensuite mercredi 16 nous découvrirons le train roumain jusqu’à Bucarest et jeudi 17 direction Tulcea toujours en train. Il nous déposera aux portes du delta.
J’aime les transports en commun et les trains en particulier. Ce sera une expérience de voyage reposante pour les vélos et nos mollets.
Bien évidemment nous n’irons pas plus au Nord longer les 500 mètres de frontière moldave sur le Danube ni, bien évidement sur la frontière ukrainienne.
La folie meurtrière ne passe pas les frontières et les expériences des voyageurs croisés nous font part d’une région superbe aux milliers d’oiseaux.
Alors après ces 4500 kilomètres nous allons profiter des attraits de cette région.
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