

J106 23 aoĂ»t Etape 80 Jurilovca đ·đŽ Vadu đ·đŽ
J106 mercredi 23 août
Distance : 71 km
Dénivelé + : 356 m
Cumulé : 4684 km
Cumul D+ : 19283 m

France
Suisse
Allemagne
Autriche
Slovaquie
Hongrie
Croatie
Serbie
Bulgarie
Roumanie sud
Roumanie train
Roumanie nord
Le dĂ©part est retardĂ© par une crevaison. Pas pour la rĂ©parer mais pour trouver une pompe ! Car depuis lâĂ©pisode Miro (Ă©tape 75) nous savons que la pompe ne fonctionne pas avec certains types dâembouts. Le propriĂ©taire de la guesthouse nâa pas la solution mais me conseille dâaller voir le vulcanisateur du village. Petite maison anonyme, une sonnette, 7 heures du matin, pas de rĂ©ponse. A la sortie du village une Ă©picerie station-service. Pas de gonfleur mais une charmante dame veut bien me dĂ©panner et me prĂȘte une pompe qui sâavĂšrera inefficace. Retour chez le vulcanisateur qui, cette fois-ci, se rĂ©veille, Ă©merge, Ă©bouriffĂ©, entrain dâenfiler un T-shirt. Quand il rĂ©alise que je le rĂ©veille, uniquement pour gonfler une roue de vĂ©lo, heureusement que je ne comprends pas le roumain car ce quâil me dit ne devait pas ĂȘtre trĂšs agrĂ©able Ă entendre. De mauvaise grĂące, le T-shirt toujours Ă moitiĂ© ventre, il se dirige vers lâatelier et me dĂ©panne. Me confondant en « multumesc » (merci) il me fait un signe de la main explicite du style « oui câest bon dĂ©gage maintenant » ponctuĂ© dâun « revedere » (au revoir)
La route est agrĂ©able, peu de trafic jusquâĂ la nationale qui relie Constança Ă Tulcea. Pour lâĂ©viter, une petite route Ă droite est la bienvenue. GoudronnĂ©e en rase campagne, trop bien. Petit village, pause rafraichissement parmi les gars du coin qui avaient garĂ© leurs chars devant la porte.


Puis tout se complique. Une piste montante, accidentĂ©e au milieu dâun dĂ©sert cultivĂ©. Autour de nous, rien ! Des champs de cĂ©rĂ©ales moissonnĂ©es, des tournesols brulĂ©s, pas dâherbe, la couleur ocre se dĂ©cline, le soleil brule. Puis, au sommet de la premiĂšre colline, des hectares de vert. Une immense plantation de maĂŻs, des installations irriguent le dĂ©sert. Heureusement la piste nâa Ă©tĂ© arrosĂ©e que sur une centaine de mĂštres, ne bloquant pas notre progression.
A lâheure oĂč la planĂšte brule et oĂč lâeau devient un enjeu crucial pour lâhumanitĂ©, alors que des Ă©tudes montrent lâimpact de la baisse des eaux du Delta sur les populations dâoiseaux ces arrosages intensifs semblent irresponsables. Cette agriculture intensive rend ces paysages Ă la fois beau et dĂ©solants, consternants et affligeants.





Passés les rangs de maïs, tels Don Quichotte et Sancho Pansa naviguons parmi ces géants modernes, moulins à vent transformés en éoliennes.



Redescendus dans la vallĂ©e quelques Ă©levages intensifs de cochons empestent. MĂȘmes paysages Ă la fin de lâĂ©tape. Quelques fermes traditionnelles et bergers redonnent vie Ă ces Ă©tendues. Le bleu des lacs et Ă lâhorizon celui de la mer enchante.






Etape difficile, chaude et vallonnĂ©e. AprĂšs 70 kilomĂštres, arrĂȘt dans une ferme style « agriturismo » au petit village de Vadu, tout prĂšs de la mer.
Le soir, à la table commune des roumains en vacances partage leur plat de friture de poissons, les tomates, les oeufs, melons, poivrons de la ferme améliorent nos pùtes à la sauce tomate, que finalement nous ne mangerons pas.
La mer est Ă 6 kilomĂštres, on va rester deux jours !
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