
J107-108 24-25 août Etape 81 Vadu 🇷🇴 Mamaia 🇷🇴
J107 jeudi 24 août
J108 vendredi 25
Distance : 26 km
Dénivelé + : 73 m
Cumulé : 4710 km
Cumul D+ : 19356 m

France
Suisse
Allemagne
Autriche
Slovaquie
Hongrie
Croatie
Serbie
Bulgarie
Roumanie sud
Roumanie train
Roumanie nord
Trop bien ce séjour à Vadu. Un petit village dans le désert à 6 kilomètres de la mer. Nous sommes dans une zone protégée. Des panneaux à l’entrée des pistes qui mènent aux plages indiquent que l’accès est interdit aux voitures et qu’il est interdit de stationner et de camper. Ce qui n’empêche personne de planter une tente ou bivouaquer avec son van ou sa caravane. L’espace est immense, les plages quasi désertes, les hôtes de la guesthouse où nous logeons particulièrement gentils et prévenants. Cette journée fut vraiment reposante. Après de longs au revoir, nous repartons les sacoches pleines de tomates, poivrons, raisins, pommes…. Une belle rencontre … encore une !
Alexandru, entrepreneur en maçonnerie, en avait marre de payer des taxes. Il a acheté ce terrain en bordure du village pour 4 queues de cerises et a aménagé cet espace où nous nous sentons … comme à la maison ! Alexandru est heureux il travaille toujours autant mais ne paye plus de taxes !
L’idée du jour, terminer tranquillement et se rapprocher lentement de Constanta, point final de notre voyage.
Quelques campings sont repérés au bord de la mer… Une piste d’une douzaine de kilomètres nous mène vers des étendues poussiéreuses, sans ombre, bondées de tentes et caravanes. Pas top. Plus loin la ville de Navodari pourrait être plus agréable …
Les grandes étendues sauvages s’urbanisent petit à petit.
Une grande route, bordée d’une piste cyclable (ouf !) traverse des raffineries. L’ambiance ressemble à Fos sur Mer. A gauche un grand lac, à droite la mer, au milieu les tuyaux des raffineries, au loin les cargos naviguent. Nous passons donc la ville de Navodari sans un regard. Sur l’étroite langue de terre entre la mer et un nouveau lac, point de raffinerie cette fois mais un autre monde nous accueille. Des kilomètres d’immeubles neufs ou en construction. Dix étages en moyenne de verre et d’acier séparés des plages par une route surchargée de voitures. La musique électro retentit sans arrêt. Les kilomètres de parasols et de bars nous accompagnent jusqu’au Camping Soleil où nous poserons la tente.
Ce fut réellement un choc. On ne s’attendait pas à trouver un nouvel Ibiza.
Probablement que le voyage à vélo habitue à fonctionner avec un minimum, même si nous utilisons largement téléphone, hôtels, restaurants …
Se retrouver dans cette ambiance est déprimant. Toute cette superficialité nous semble inutile. Construire autant de bâtiments, dépenser autant d’énergie pour que des gens -riches – car l’ensemble est luxueux – viennent se prélasser sur le sable et faire la fête semble anachronique dans ce monde qui devrait oeuvrer à imaginer la sobriété.
Les quelques hectares de maïs, vus la veille, peuvent continuer à être irrigués, une goutte d’eau à coté des dépenses de Mamaia Beach.
On a réussi à coincer la tente entre deux voitures sur 4 mètres carré. Nos voisins sont sympas, discutent un peu, connaissent et aiment la France.
Demain on repart …. vite !









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