

J110 27 août
Etape 83 Constança 🇷🇴Vama Veche 🇷🇴
J111 à 113 Vama Veche 🇷🇴
J114 31 août Dernière étape (84) : Vama Veche 🇷🇴 Mangalia 🇷🇴
J110 dimanche 27 août
J114 jeudi 31 août
Distance : 72 km
Dénivelé + : 404 m
Distance : 11 km
Dénivelé + : 62 m
Cumulé : 4737 km
Cumul D+ : 19481 m











83 & 84ème étapes
3 jours à Vama-Veche
(Bord de la mer Noire – Frontière Sud Bulgarie)
Distance cumulée : 4737 kilomètres. Si on rajoute toutes les distances hors « étapes » non prises en compte et les parcours piétons dans les villes la distance totale est largement supérieure à 5000 kilomètres …
Dénivelé positif total : 19481 mètres

Quitter Constança ne fut pas de tout repos. Toutes les petites routes ou supposées voies cyclables débouchaient sur des impasses. En effet tout passage dans le grand port sur la mer Noire où les cargos font des rotations est interdit. Les alternatives étaient quasi inexistantes et nous devons nous résigner à emprunter les 4 voies en direction de Mangalia.


Entreprise risquée. Quelques mètres plus loin le demi-tour semble plus raisonnable. Quelques pistes se découvrent au milieu de lotissements en construction dans cette banlieue résidentielle et progressivement Constança s’éloigne.
Encore une histoire de crevaison en ce dimanche. Statistiquement le risque de rencontrer une deuxième épine est très faible. 5000 kilomètres pour Claudine plus de 10000 pour moi …. Alors à quoi bon acheter une pompe qui fonctionne ?
Les statistiques et les crevaisons ne font pas bon ménage puisque dans un lotissement neuf, près d’un jardin d’enfant, le pneu avant du vélo de Claudine pousse un soupir de fatigue et se ratatine sur la jante. Un jeune couple et leur enfant sortent du jardin. Le père, en français : « Bien sûr j’ai une pompe, c’est un petit compresseur électrique » Le temps de faire connaissance le pneu est réparé. Travaillant sur une base militaire, il apprend les langues étrangères avec les nombreux soldats qui depuis deux ans viennent en mission.
Claudine qui s’y connaît en bonnes affaires reconnaît l’appareil vendu en promo chez Lidl.
Nos joie et soulagement furent de courte durée. Vite remonté, mal remonté le pneu ne tient pas. Il faut le dégonfler. Arrêt à la première maison venue, « Pas de problème » nous dit le maître des lieux, en sortant du coffre de sa voiture un compresseur « Lidl» encore emballé….
Il ne peut plus rien nous arriver.
Enfin sortis de la zone portuaire, de petites routes en pistes cyclables le long d’une nationale surchargée en ce début d’après midi dominical, la dernière longue étape de notre voyage se déroule comme beaucoup d’autres. Ce sera l’avant dernière. La décision est prise. Nous ne rejoindrons pas Bucarest à vélo et, soit notre destination du jour nous plait et nous restons, soit le train nous ramène à Constança.
Tout se passe bien, donc, jusqu’au moment où nous rejoignons la nationale et ses 4 voies. Pas d’alternative possible. Tel un toréro il faut se jeter dans l’arène. Une quatre voies, une bande d’arrêt d’urgence inexistante, sept kilomètres et demi précisément de voitures. Pas de camions. Casque et gilets jaunes, le rythme a beau être rapide, c’est long une vingtaine de minutes …
Plus tard en apercevant la mer avec, au premier plan, une petite église et, au loin sur la côte, des blocs d’immeubles je comprends le roumain qui se demandait où nous allions. « Ah Mangalia, vous allez passer à Neptune, Vénus, Saturne, c’est super !!! » Quelle imagination ces promoteurs pour baptiser en nom de planètes des piscines et petit port au pied d’immeubles haut de 15 étages en bord de mer.
Mangalia passe, sa jetée, ses plages la cité commence à vieillir. Plus loin le village de Vama-Veche. Une belle anse à la frontière bulgare. Une plage de sable, des parasols en roseaux, des restos et des bars sur la plage, ambiance baba cool, tee shifts à l’effigie des groupes qui ont fait le succès de Woodstock, de la musique partout, tout le temps. Un petit camping ombragé qui récupère et restaure de vielles caravanes, qui, une fois recouvertes de lierres et naturellement climatisées, peuvent être louées. Claudine trouve l’endroit paradisiaque, on va y rester jusqu’au 31 août. A cette date direction Bucarest… en train.
Vama-Veche : la dernière escale





Le petit camping






Clairs de lune






Sur la route du retour, lors de la dernière étape, nous avons découvert les « gogocele » ou « gogosi ». Des beignets en forme de donuts, arrosés de crème au chocolat ou caramel ou banane… ou à ce que vous voulez à condition que ce soit sucré !!! Mélange de gras et de sucre, les diététiciens et les roumains en raffolent !

Le long train va nous ramener à la capitale.
La CFR est la compagnie nationale des chemins de fer, la seule à accepter officieusement les vélos dans les trains. Une compagnie privée assure également le transport de voyageurs. Voulant prendre un train de cette compagnie plus tôt dans la journée, le « non » catégorique du chef de train ne laisse aucune place à la discussion. Leurs trains semblent bien plus modernes que les « historiques ».
Partis en fin d’après-midi, au moment de payer la surtaxe « vélo » au contrôleur la même négociation s’engage. 75 Lei par vélo ou bien 20 Lei en cash ….



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