Entre Lorraine, Alsace et Allemagne dans la vallée de la Sarre
Partis de Mittersheim en banlieue de Sarrebourg, le canal de la Sarre passe à coté de Sarre-Union, rejoint Sarreguemines puis termine sa course dans la rivière Sarre qui devient frontière avec l’Allemagne pendant une dizaine de kilomètres.
Basculant dans le Land allemand de la Sarre la rivière traverse Sarrebruck puis SarreLouis.
Pas de doute nous sommes bien dans la vallée de la Sarre et c’est à SarreLouis que nous poserons notre tente.
Fortifiée par Vauban, SarreLouis doit son nom à notre roi Soleil qui vint dans les années 1680 trainer ses guêtres dans le coin.
Ce ne fut pas le seul français, car la Sarre restera française jusqu’en 1815 et ne devient un land allemand qu’en 1957.
Entre 1947 et leur rattachement à la RFA le statut de la Sarre était un état souverain sous protectorat français. Sa monnaie était le Franc Sarrois…
Ce n’est pas pour autant que les sarrois parlent français ! (du moins ceux que nous avons rencontrés…)
Aujourd’hui fut une longue étape, demain sera plus calme. Nous sommes invités par des amis, et pour arriver à l’heure il fallait raccourcir l’étape de demain !
84 kilomètres dans la vallée de la Sarre. Coté français c’est calme. Quelques usines de bicarbonate ou de fabrication de polyéthylène, mais surtout de paisibles cygnes, quelques cigognes chassant le batracien, des hérons s’envolant majestueux à notre passage, des lézards profitant des premiers rayons de soleil réveillés en sursaut par le passage des roues. La vie tranquille au bord des canaux et des rivières.



Sarreguemines, ça me plaisait de passer à Sarreguemines, j’aime bien son nom il sonne bien. Malheureusement la cité de la faïence et de la porcelaine ne paie pas de mine. Le casino (salle de spectacle et brasserie) un peu décrépi. Le musée de la faïence fermé, un simple arrêt piquenique aura suffit dans la cité de Sarreguemines de rien.

Le passage en Allemagne ne se fait pas remarquer. Les textes des panneaux changent. Des oies admirent de somptueuses voitures de sport.


Sarrebruck est une grande ville industrielle. La rivière suit son cours paisiblement entre des usines fumantes et des tubulures entrecroisées.


Une longue avenue nous amène jusqu’aux fortifications de Vauban, au coeur de SarreLouis. Le camping n’est pas loin.
La bière rêvée par Coco après cette étape marathon est savoureuse et les pâtes à la sauce tomates régéneratrices !
Etape 3 :
Kilomètres : 84,35 km
Cumul : 208,12 km
Dénivelé : 218 m
Cumul : 699 m
Physique : entamé en fin d’étape
Pygalgie (fesses douloureuses) : ça commence
Météo : Beau, vent de coté E/NE 30km puis de dos
Hébergement : Camping Sarre Louis

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