Jour de pluie

Ce matin le crĂ©pitement des gouttes sur la tente ne laissait pas de doutes sur lâintensitĂ© de lâaverse.
DĂ©s 6h, nous Ă©tions prĂ©venus, la journĂ©e sâannonçait humide. Les douches du camping sont sur pilotis et nous sommes bien content de prendre le petit dĂ©jeuner au sec sous les sanitaires. Pendant que nous dĂ©gustions notre bol dâavoine et de muesli (on ne se refuse rien) un employĂ© du camping vient nous expliquer quâils vont sortir tout ce qui est stockĂ© dessous car il est prĂ©vu que la Moselle monte et inonde le camping. Une heure aprĂšs, alors que nous prĂ©parons nos sacoches câest le voisin en camping car qui vient nous avertir de quitter le camp. Ce que nous nous apprĂȘtons Ă faire, tout en surveillant le niveau de lâeau que lâon voit monter Ă vue dâĆil. Nous voilĂ donc harnachĂ©s pour la pluie: pantalon Ă©tanche, sur-chaussures, K-way, et sur-casque Ă©tanche (Jean-Jacques ne porte, comme Ă son habitude, que la casquette et la capuche). Dans ces conditions, difficile de visiter les villages, malgrĂ© leur charme et lâenvie de nous arrĂȘter âŠ



Nous longeons la Moselle qui coule entre les vignobles câest magnifique, mĂȘme sous la pluie.

Et lĂ , sous ce dĂ©luge je reçois une nouvelle leçon de vĂ©lo. En 2023, la pluie nous avait Ă©pargnĂ© et nous nâavions pas Ă©prouvĂ© nos tenues de pluie. Aujourdâhui, au bout de quatre heures de pluie continue je peux sentir lâimportance dâun bon Ă©quipement. Et je mâaperçois, alors, que mon k-Way de vĂ©lo nâa pas de capuche. Jâai optĂ© pour un sur-casque! Mais peu Ă peu lâeau coule en arriĂšre de mon cou et sâinfiltre dans mon dos. Je sens lâhumiditĂ© gagner mon corps. Jâai pris deux vestes, une se rĂ©vĂšle peu Ă©tanche et lâautre nâa pas de capuche ! Il faut donc que je combine les deux pour ĂȘtre un peu protĂ©gĂ©e. Câest pourtant trempĂ©e que je finirai lâĂ©tape. MalgrĂ© cet inconvĂ©nient le plaisir de pĂ©daler, de sentir que les cuisses rĂ©pondent aux exigences des cĂŽtes me remplit de bonheur et la lenteur du voyage Ă vĂ©lo me ravit toujours pleinement. Le chant des oiseaux, le spectacles des fleurs sur le bord, le ciel changeant, lâodeur des vignes en fleur et de lâherbe mouillĂ©e tout me montre que je suis au bon endroit mĂȘme ce ciel qui se dĂ©chaine dĂ©versant sur nous lâeau qui manque Ă la terre me ravit.

A lâarrivĂ©e Ă Traben-Trabach nous optons pour une auberge de jeunesse. En fait une grande maison que les jeunes propriĂ©taires ont transformĂ© en guesthouse avec dortoirs. Nous allons partager la chambre avec Dirk, parti de Leipzig pour rejoindre Ă pied Saint Jacques de Compostelle en un an et DaphnĂ©e, hollandaise, qui voyage Ă vĂ©lo en partagent le plaisir de lâitinĂ©rance et le tĂ©lĂ©travail. Dans deux semaines elle aura retrouvĂ© sa rĂ©sidence Ă Utrech, mais auparavant elle sera arrivĂ©e en Suisse sa destination finale sur son vĂ©lo. Câest autour dâun plat de spaghetti bolognaise « maison » que nous partageons le repas dans la cuisine commune. Probable que nous revoyons Dirk Ă Toulouse lors de son passage⊠dans quelques mois.
Etape 9 : Neumagen-Dhron đ©đȘ – Traben-Trarbach đ©đȘ
KilomĂštres : 49,36 km
Cumul : 451,13 km
Dénivelé : 145 m
Cumul : 2066 m
Physique : Tout va bien
Pygalgie : Nickel
Météo : Pluie, vent faible et favorable.
Relief : plat
Hébergement : Monkey Factory Guesthouse

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