La séparation
La République tchèque j’en rêvais depuis l’an dernier. Je savais que ce serait plus dur qu’il y a des côtes mais bon en vieille routarde ça ne me fait pas peur ! 😉
Et puis il y a Jean Jacques à côté !
Mais depuis la sortie de Bayreuth ça monte et ça descend tous les jours et les descentes ne rattrapent pas les montées alors la fatigue s’accumule les muscles ne répondent plus et le moral flanche.
Hugo dit qu’une montée c’est 80% de mental mais les 20% de physique sont quand même très importants.
A Slavkov la route monte doucement jusqu’à Olomouc. Ce « doucement » je ne le vois plus et je préfère laisser Jean Jacques continuer tandis que je prendrai le train pour me reposer pendant deux jours à Olomouc. Par chance j’ai réservé dans un endroit extraordinaire, une des plus belle auberge de jeunesse que j’ai vu.
Au fond Jean Jacques n’est pas fâché de rester seul et de pouvoir faire trois étapes et demi en deux. Enfin un peu de challenge. Et c’est tout sourire qu’il me regarde partir prendre le train à la gare d’Austerlitz.

Avant ce départ et cette séparation nous ne pouvions louper le château d’Austerlitz, fierté du village. Dans cette belle demeure du 18ème résidèrent les deux empereurs défaits Alexandre 1er de Russie et François II d’Autriche. Après la bataille, Napoléon s’empara des lieux et y résida à son tour. Du balcon, il prononça un discours resté célèbre à ses soldats et enfin, le traité de l’armistice entre ces trois nations y fut signé.



Mes sacoches chargées, prêt à partir Yvan me conseille d’emprunter un itinéraire légèrement différent de celui qu’initialement j’envisageai. « Là pas bon, trafic broum, par là ok montagne, après bon ! ». Traduction : « Tu verras, c’est plus montagneux mais t’auras moins de voitures et de camions. »
Je ne connaitrai pas les conditions de circulation sur le parcours programmé. La route « montagneuse » était agréable, pentue et loin du vrombissement des moteurs.
Même si j’avais emprunté la route fréquentée, je suis certain que des voies cyclables aurait été emménagées. En effet depuis notre entrée en Tchéquie nous sommes étonné de la qualité des voies de circulation et surtout du réseau cyclable. Les infrastructures permettent de circuler à vélo sans danger et les indications sont fréquentes.




La descente vers la vallée et le plat dont parlait Yvan n’est plus bordée de cerisiers mais d’abricotiers. La pause est agréable et régénératrice.



Le final de l’étape un peu compliqué emprunte des pistes pas vraiment cyclable. Ce fut la journée la plus chaude depuis notre départ.

Arrêt au camping de Straznice et rencontre avec Henni, une jeune allemande qui, après avoir fait une course de vélo « Gravel » (routes, pistes et chemins) de 500 kilomètres en 6 jours en Toscane, remonte vers Gansk sur la mer baltique en 5 semaines !
J44 Étape 36 mercredi 19 juin 2024 Svlaca u Brna 🇨🇿 – Straznice 🇨🇿
Kilomètres : 69,13 km
Cumul : 1772,88 km
Dénivelé : 638 m
Cumul : 11812 m
Physique : Nickel
Pygalgie : Ça va
Vent : vent globalement défavorable
Météo : Très chaud.
Relief : accidenté
Hébergement : camping

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