Sur les îles (1/2)


Sur les 1500 iles estoniennes, la petite Kinhu longue de 6 kilomètres et large de 3 n’intégrait pas notre route. L’enthousiasme de deux jeunes allemands rencontrés à Häädemeeste nous a convaincu de faire un détour et d’apprécier l’accueil de Vivika.
Il suffit de boucler le tour de la baie de Parnu et un ferry nous dépose sur Khinu.


Une belle maison jaune, quelques bungalows, un tapis de mousse pour poser la tente et un petit déjeuner estonien nous garantissaient un séjour 5 étoiles, comme la note de Vivika sur les sites de réservation.
Tomates, gros cornichons, charcuterie fumée, omelette au lard fumé, gâteau d’avoine à la banane et aux fruits rouges assurent l’apport énergétique nécessaire pour la matinée. (je ne parlerai du fromage, toujours aussi décevant…)


La petite île de Khinu sera la première visitée d’une série de quatre. Muhu la suivante et Saaremaa, la plus grande île de l’Estonie, reliées par une digue seront les deux suivantes. C’est de l’unique ville de Saaremaa, Kuressaare, que j’écris cet article.

En Estonie, la mer n’est jamais très loin mais reste cachée par la forêt. Elles est peu accessible, ses côtes sont couvertes de roseaux et de bloc de cailloux. Sa présence est trahie par nombre de phares qui bordent son littoral. Très calme elle ressemble à un immense lac. Le golfe de Riga, très fermé explique certainement cette quiétude …









Les champs de roseaux expliquent que la plupart des maisons sont couvertes d’un toit en chaume. Toutes ont leur sauna à l’extérieur. Petit local chauffé en une heure trente afin d’atteindre une température de 80 à 100 degrés. Les estoniens pratiquent le sauna au moins une fois par semaine nous dit on… On va tester, on vous racontera.
Le bois est stocké dans le jardin, en rond, façon igloo, en cube, le long des murs ou sur la clôture en pierre sèche.





Mais point de nids de cigognes sur les poteaux, pas de grands oiseaux blanc et noir dans les champs. Les cigognes se sont arrêtées en Lettonie et ne nous accompagnent plus.
Ici les vaches ne se coupent pas la frange et, couverts de pommes, les pommiers garnissent les haies, peuplent les jardins, se mélangent aux broussailles dans les champs, longent les routes et nous n’avons pas vu de vergers tels que nous les cultivons sous nos latitudes.




Les abris-bus sont décorés et bien entretenus. Ils donnent envie d’attendre la correspondance soit couvert d’un plaid, un livre à la main, parfois, les deux à disposition, soit en conduisant un combi VW.



Il y plusieurs milliers d’année une météorite tomba sur l’île de Saaremaa et cette chute entretient encore des légendes locales. Aujourd’hui, les touristes tournent autour du cratère laissé par le caillou de 60 à 80 tonnes et de 6 mètres de diamètre.

Sur les îles, les moulins à vent ne tournent plus, le vent, lui, souffle toujours !


Leur langue proche du finnois comporte de nombreuses voyelles souvent redoublées. Ça ne les empêche pas d’écrire « STOPP » avec deux « P ».
Enfin, nous avons rencontré plusieurs parents donnant à leurs enfants des prénoms « internationaux » et non locaux afin, nous disent ils, qu’ils s’intègrent plus facilement dans leurs relations futures avec d’autres pays « occidentaux ».
Ce soir à Kuressaare nous n’avons pas pu monter la tente dans le petit camping de la ville. Une pièce de la celle-ci a cassé et nous n’avons pas de solution avant Tallinn. Coco se réjouit déjà de dormir au sec et au chaud pour la fin du voyage en Estonie.
J92 – 96 étape 63 à 67 lundi 5 à vendredi 9 aout 2024 Parnu 🇪🇪 Kuressaare Estonie 🇪🇪
Kilomètres : 287,71 km
Cumul : 3516,54 km
Dénivelé : 686 m
Cumul : 17053 m
Physique : bien
Vent : vent globalement défavorable
Météo :plutôt beau, frais et nuageux
Relief : plat,
Hébergement : plusieurs !

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