Etape 4
mardi 10 juin 2025
Clonakilty – Glandore
6h30 une bande de choucas nous jouent un remake des « oiseaux » au dessus de notre tente. Probablement excités par les rayons de soleil éclairant la prairie. C’est donc à la chaleur des premiers rayons de soleil du voyage que la tente sèche et que nous prenons notre petit-déjeuner.

Départ sous un ciel plutôt clément inspirant Coco pour ses premières impressions :
C’est vert ce n’est pas pour rien que c’est la couleur nationale, même les voitures des facteurs sont vertes !
Mais dans la nature quand c’est vert c’est que s’est arrosé et que de la pluie, il en tombe. Lorsqu’il fait du crachin la météo ne l’annonce pas aussi nous nous retrouvons vivifié a longueur de journée par une fine bruine

Quand le soleil veut bien traverser les nuages la lumière met Jean Jacques en grande excitation et le voici agité sur son vélo à la recherche de la bonne photo.
Deuxième qualité du paysage Irlandais c’est qu’il y a de magnifique point de vue. On voit loin, enfin on suppose car dans le brouillard, l’horizon ne va pas très loin.
Mais pour avoir des points de vue il faut de la hauteur. Qui dit hauteur dit pentes. Ici rien n’est plat. Ce n’est que défilé de montées et de descentes et sur 50 kilomètres, ça brule les cuisses.
Si, au premier voyage, je ne savais pas ce qu’était un dérailleur maintenant le changement de vitesse n’a plus de secret pour moi quoique ici il n’y qu’une option : gros pignon, petit plateau. Quand ça descend c’est en en roue libre donc pas besoin de changer de vitesses car à la fin de la descente c’est à nouveau gros pignon et petit plateau. Qu’on se le dise pour venir en Irlande il faut des bonnes cuisses ou un vélo électrique !
Enfin parlons des habitants, ces irlandais qui nous font souvent tant de mal au rugby. La gentillesse et l’amabilité sont inscrits dans leurs gènes. Toute personne croisée nous gratifie d’un bonjour. Pas de hello comme les anglais mais un « hi » comme aux USA . Dans les voitures c’est un petit geste de la main et en haut d’une cote carrément un applaudissement! Ils adorent parler discuter et sont curieux de savoir d’où on vient et beaucoup connaissent Toulouse. Il n’est pas rare qu’à l’évocation Toulouse, le visage de notre interlocuteur s’éclaire « Ah Toulouse rugby team ! »
C’est un pays d’élevage ils se sont diversifiés. Au XIXeme siècle ils ne cultivaient que des pommes de terres maintenant ce sont des prairies et des vaches qui font du fumiers qui parfument la campagne. En bourgogne on a appris a sentir l’odeur de la vigne en fleur ici on sent le bon parfum de la fumure des champs. Heureusement que les fleurs du bord de chemin, chèvrefeuilles, fuschias, roses, rhododendrons compensent.



Initialement prévue sur une distance de 50 kilomètres, nous couperons cette étape en deux parties, vu la difficulté du parcours. Un premier Bed & Breafast nous accueillera à Glandore. Le bien nommé « Bay View » nous offre un panorama superbe sur l’anse et ses trois petits ports.
Phil, la gérante de 70 ans environ est très attentionnée auprès de ses hôtes cyclistes qui doivent être bien fatigués… D’une propreté parfaite, au décor kitch nous passerons une partie de l’après-midi sur la terrasse ensoleillée face à la baie de Glandore.


Cent mètres plus haut une auberge offre la même vue et propose de succulents fishs & chips et calamars.
Curieux les choucas, toujours eux, attendent notre départ pour débarrasser la table … peut-être !!


Résumé
31,63 km – 613m D+
B&B


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