Etape 7
samedi 14 juin 2025
Durrus – Ballylickey
En quittant le logement, vers 9h30, Tony vient nous saluer et souhaiter un bon voyage. Il est très heureux de nous annoncer, regardant le ciel avec un large mouvement de bras : « Regardez ce beau ciel bleu, vous allez le conserver pendant dix jours. La pluie est derrière nous… » C’est donc heureux de cette rencontre et plein d’espoir que nous entamons notre septième étape.
La petite église anglicane St James accompagnée de son magnifique cyprès (?) demeurera la dernière image de notre passage dans le petit village de Durrus. Situé en fond de baie, à son passage nous entrons sur la péninsule de Sheep’s head (Pointe des moutons). La route monte doucement jusqu’au village de Kilcrohane. on peut observer à gauche, notre parcours de la veille.


Arrivés au village, Claudine propose de couper l’étape et de ne pas aller jusqu’à la pointe. Il s’agit, pour elle, d’éviter un aller-retour de vingt kilomètres.
Dans un décor sauvage, balayé par les vents la route s’élève régulièrement. Les deux derniers kilomètres, particulièrement raides, permettent d’accéder au sommet d’une falaise. La pointe de Mizen head où nous étions hier se dessine sur la gauche. A l’arrivée, comme souvent, un parking et un bar terminent l’ascension. Il faut encore parcourir deux kilomètres à pied pour atteindre le bout de la falaise… Ce que je ne ferai pas !
En m’éloignant un peu, sur le chemin, je ressens une sensation de bout du monde.
La mer s’agite tout en bas, les falaises de Mizen head poussent vers le Sud, l’horizon se perd dans la brume, le vent fouette, rafraichit et envole tout bruit.
Pas de doutes, ça pourrait ressembler au bout du monde !







Au village, je reprends l’itinéraire et dés la bifurcation la route monte très raide. En effet, il faut remonter à la même altitude que la pointe mais en deux kilomètres au lieu de dix. Coco m’attend au sommet. La vue est grandiose.




Les vingt cinq kilomètres restant, comme depuis le début de notre voyage, ne seront qu’une succession de montées et de descentes. Rien n’est plat en Irlande. L’océan n’est jamais très loin. Bantry, village de pécheurs, aurait pu être une halte agréable. Malheureusement le camping est situé six kilomètres plus loin et donc à deux ou trois bosses de plus.

En Irlande les campings sont rares et … chers. A la propreté irréprochable mais aux prestations minimales, il faut débourser trente six euros pour planter la tente. A ce jour, seul un camping suisse a fait mieux !
Résumé
70,56 km – 778m D+
Beau.
Camping

Récap :
517km / 3509 D+

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