Finalement il était très bien ce petit camping à la ferme. Bien équipé et les touristes discutaient naturellement. Des irlandais, bien sûr, des allemands évidement.
L’étape du jour, en passant par Kenmare, va permettre de boucler le tour de la péninsule de Beara. Comme depuis le début du voyage, la route ondule en suivant l’océan. Les points de vue se succèdent, tous différents, tous grandioses.




Sur le chemin, halte papotage avec Jean Dirk venu des Pays Bas. Dans quelques semaines il sera à Toulouse et pourra planter sa tente dans notre jardin … Selfies immédiatement postés sur son Instagram !
Les O’Sullivan ont du coloniser la péninsule de Beara. Les O’Sullivan sont épiciers, restaurateurs, possèdent des pubs, vendent des maisons. Un O’Sullivan était ambassadeur des États Unis en Irlande. Une plaque indique qu’il a inauguré une route cyclable qui passe devant l’ancienne maison de son grand-père. La cathédrale de Kenmare rend hommage à l’évêque O’Sullivan et nous sommes passés à Adrigole d’où émigrèrent les grands-parents des cinq frères O’Sullivan tués durant la bataille des Îles Salomon en 1942, car engagés sur le même navire de l’US navy.


Passage à Kenmare, enfin une plus grande ville où nous pouvons nous approvisionner et recharger les sacoches. En mangeant notre sandwich dans un parc, deux dames ukrainiennes viennent s’assoir à notre table. Comme beaucoup, malheureusement émigrées depuis le début du conflit, elles ont notre âge. Grace à Google traduction nous discutons lorsque leurs maris arrivent.
Témoins de Jéhovah, ils aimeraient bien nous intégrer à leur grande famille (Jen Jacques en perd tout son bagou), nous allons visiter la ville.
Les devantures de bois aux enseignes colorées, peintes à la main égayent et embellissent les villes et villages au charme très britannique.




Il ne reste plus que neuf kilomètres avant d’arriver à la fin de l’étape. Une auberge de jeunesse sera notre hébergement.

Michelle est australienne. Profitant de sa participation à un congrès à Dublin, elle revient sur les terres de ses aïeux (grands et arrières grands parents) émigrés aux antipodes, fuyant la misère.
Ils ne s’appelaient pas O’Sullivan.
Résumé
40,18 km – 329m D+
Beau
auberge de jeunesse

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