Etape 16
Nous avons pédalé dans les nuages
Souvent couché dans l’herbe, on regarde les nuages et on a envie d’être dessus de se coucher bien enveloppé dans ce blanc duveteux ! Et bien c’est fini plus jamais cette envie ne me viendra car aujourd’hui nous avons monté le col dans un nuage et ce n’est pas aussi glamour qu’on pourrait le croire !
Ce matin au réveil la même bruine qu’hier soir nous attend. Jean Jacques plie la tente mouillée, on mange un petit déjeuner consistant car l’étape va commencer par la montée … . Bonjour les tenues de pluie et on démarre harnachés de la tête aux pieds.
Dés la sortie du village de Dingle, la route s’élève rapidement et la pente ne cédera pas pendant les 6,7 kilomètres d’ascension entre 6% et 7,9% de moyenne. Les panneaux indicateurs défilent tous les kilomètres heureusement ils rythment le trajet car le paysage est blanc cotonneux, du brouillard mouillé nous entoure et nous pénètre.

Les cascades sur le bord du chemin s’affolent, l’eau ruisselle dans la rigole au bord de la route.! Les voitures sont peu nombreuses. À quoi ça sert de monter si c’est pour rien voir ? Rapidement nous aussi nous ruisselons. Quatre vélos électriques nous doublent. Ils ont bien choisi le jour pour la promenade et deux cyclistes voyageurs font une pause. Jean-Jacques s’arrête pour discuter. Laurence et Olivier suivent à peu près notre circuit depuis Cork. Ils ont un accent bien chantant puisqu’ils viennent de Castelsarrasin.
En dehors du voyage à vélo ils organisent une course à pied dans leur ville, un 10 kilomètres, la course de Pâques. Jean Jacques prévoit tout de suite de la faire avec Julie, Hugo et Alice l’année prochaine et eux promettent de venir courir pour les Bacchantes le 16 novembre 2025.
Au col ils nous laissent car il faut repartir vite et on est tous transis.

Le vent glacial tord les parapluies, colle les imperméables, la pluie gifle nos joues et le brouillard enveloppe le panorama. Pour imaginer l’environnement je photographie la photo du point de vue ! Un irlandais accompagne son ami américain. Il reste sur le site trente secondes, le temps de me dire en riant, que je suis totalement « crazy man !»



Laurence et Olivier, les Tarn et Garonnais de Castelsarrasin ont commencé la descente. Rapide, sous la pluie, prudence ! La route se resserre entre la paroi verticale et le précipice. Les croisements de véhicules sont spectaculaires. Ça se joue au centimètre.



Les paysages doivent être magnifiques. En contrebas dans la brume on devine un chapelet de lacs, la mer au loin est invisible. Les cascades plongent en bord de routes, les torrents dévalent.
Dommage, l’ascension de ce col ne nous aura pas gratifié d’un vaste panorama spectaculaire…
Dans la vallée le temps se radoucit, la pluie s’estompe.
Le profil de l’étape s’aplatit.


Vers 13 heures, un clocher d’église, en contrebas de la route, en direction de la mer, attire notre attention. Il est temps d’aller manger. Un petit chemin descend vers une plage de sable fin. En bout de piste deux vélos patientent. Laurence et Olivier, sur une pierre, face à la mer cassent la croute. On ne s’est pas suivi, la même intuition nous a poussé vers cette plage. On se reverra à Castelsarrasin ou à Toulouse car demain soir leur voyage prend fin. Le ferry les ramène à Roscoff en fin de semaine.


Le vent favorable nous poussera jusqu’à Tralee où nous pourrons fêter l’anniversaire de Coco. Les nuages sont toujours là-haut !



Une sacrée étape malheureusement ternie par les conditions météorologiques.
Anniversaire arrosé !

Résumé
53,03 km – 503m D+
Epais brouillard, pluie, éclaircies à partir de 14h00
B&B

Cumulé
16 étapes
688,92 km
8272 m D+
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