Etape 22
Les pubs se touchent dans la rue principale de Miltown Malbay. La petite ville se targue d’être un haut lieu de la musique traditionnelle irlandaise. Nous aurions bien passé la soirée dans l’un de ces pubs hier soir mais le Stade Toulousain jouait son titre. Au bout du suspense et après les prolongations les joueurs rouge et noir pouvaient brandir le bouclier de Brennus pour la troisième fois consécutive.

Toujours remontant vers le nord, l’objectif de l’étape sera de voir les falaises de Moher. Un incontournable de tout voyage en Irlande. Deux cents mètres de haut. Une merveille naturelle, où nichent des milliers d’oiseaux.
Toujours quelques points de vue qui parfois s’illuminent, une baie de surfeurs en ce dimanche matin, un golf fréquenté, la petite route serpente bordée de murs, progressivement le paysage s’élargie.




Il reste un dernier kilomètre pour atteindre le point culminant des falaises. La circulation est plutôt dense. Voitures, bus, camping car, grand parking. Le lieu – on pouvait s’en douter – est extrêmement touristique et en plus c’est dimanche.

À peine arrivés que déboulent, pétaradant, une bande de Hells Angels à cyclomoteurs. Ils sont une centaine à défiler, laissant fumée blanche et odeur d’huile brulée.



Alors n’ayant pas envie de se mêler à la foule on rebrousse chemin. On va se poser manger notre « jambon-chips-tomates » et descendre vers le camping en bord de mer.
Avant de bifurquer vers la fin de la descente, une tour perchée sur un promontoire au flan de la colline. Une pente très raide, peut-être 20% sur une centaine de mètres. Coco m’attend, puis décide de monter en poussant le vélo.
Puis tout va très vite. Une voiture s’arrête, descend un jeune homme qui prend le vélo de Coco, enfourche Coquelicot et, en danseuse, monte la pente. Coco morte de rire, finit la côte dans la voiture accompagnée du conducteur et d’un passager.
Hilare le gars dépose Coquelicot en haut de la cote, je le rejoins.
Trois yéménites vivant à Dublin et en balade dans le coin auront, comme nous, une anecdote à raconter…
Coco restera très touchée par ce geste spontané. Il se voulait à la fois plein d’humour mais il partait d’une réelle intention de l’aider à grimper ce raidillon. Un vrai beau souvenir.
C’est surtout pour vivre de tels moments que nous voyageons …




Au petit village de Doolin, un camping très agréable nous attend.
La météo prévoit un lundi très arrosé.
La tente va certainement rester deux jours au même endroit.

Résumé
35,14 km – 518m D+
Couvert – éclaircies – pas de pluie
Camping


Répondre à Audrey Annuler la réponse.