Etape 26
Ce matin il fait beau.
Il fait beau, ça veut dire qu’il ne pleut pas.
Après la mini tempête d’hier, le vent continue de secouer et d’ébouriffer les arbres dans la prairie.
Il va, espérons le, chasser les nuages. Nous allons peut-être voir, les paysages du Connemara.
Malheureusement, après quelques kilomètres le vaporisateur irlandais se met à fonctionner et la fine bruine progressivement s’intensifie pour se transformer en gouttelettes puis gouttes puis plus rien … Alors les vêtements de pluie sont sortis puis remis dans les sacoches puis ressortis …


Nous avançons avec ce rythme saccadé sur de petites routes légèrement vallonnées parmi les tourbières. Certaines sont encore exploitées et des « briques » rangées en pyramides sont alignées dans les champs, avant d’être entreposées à l’abri. La tourbe était et est encore utilisée pour se chauffer ou cuisiner.
Aujourd’hui cette pratique tend à disparaître pour préserver ce milieu naturel. Une tourbière met quelques milliers d’année à se former. Leur exploitation détruit un écosystème fragile et libère énormément de carbone piégé.




Pour retourner vers l’océan nous devons passer un col. La route s’élève lentement découvrant des lacs, des rivières, au loin les montagnes se découpent dans la brume. Les bruyères colorent la lande. Sur la crête, les éoliennes disparaissent dans les nuages.
Austère, sauvage, désert, aujourd’hui, les paysages manquent terriblement de lumière…




Un chapelet de lac nous ramènera jusqu’au bord de l’océan.





Les derniers kilomètres seront consacrés à la recherche d’un bivouac pour la nuit. Très peu d’hébergements, pas de camping. Recherche qui s’avère compliquée, car si les espaces sont infinis la terre spongieuse constellée de flaques d’eau ne permet pas la pose de la tente. Nous trouverons finalement à proximité d’une maison, à l’abri du vent et proche d’un lac du Connemara un espace plat et herbeux.
Derrière un muret deux ânes curieux observent.

Aidez-moi, je deviens fou, depuis Gawlay, cette rengaine popularisé par Michel Sardou me trotte dans la tête. Comme aux matins des lendemains de fête les lacs du Connemara m’obsèdent…
Il est 22 heures et le vaporisateur fonctionne encore.
Résumé
Distance 55,39 km
Dénivelé 541 m D+
Météo : vent, pluie
Hébergement : Bivouac


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