
J96 Etape 76 13 août Nikopol 🇧🇬 – Svishtov 🇧🇬
J96 dimanche 13 août
Distance : 61 km
Dénivelé + : 332 m
Cumulé : 4407 km
Cumul D+ : 18040 m

France
Suisse
Allemagne
Autriche
Slovaquie
Hongrie
Croatie
Serbie
Bulgarie
Le patron de l’hôtel Gold est sympa. Il fait une photo avec les cyclistes voyageurs avant de les regarder partir en agitant ses bras.


Comme les étapes précédentes en Bulgarie, ça monte et ça descend il faut juste éviter les trous dans l’asphalte. Rien ne semble éveiller ces villages endormis.


Assis sur un banc, un épicier attend. On mangera notre casse-croute à Belene, un gros bourg qui fut malheureusement le siège d’un centre de détention de prisonniers politiques sous l’ère communiste.
Le percolateur du seul café ouvert est en panne, on repart.

Les 10 derniers kilomètres avant Switlov se déroulent sur une piste de plaques disjointes, faisant tressaillir le vélo et torturant les poignets.


Un bel hôtel rénové propose des chambres à 30 euros.
Demain la Roumanie nous accueillera.
4400 kilomètres au compteur
4000 kilomètres, c’est de l’expérience à vélo, les vitesses craquent de moins en moins au changement de braquet. Les cuisses sont plus fortes et je ne râle plus lorsque je vois une étape à 50 km d’ailleurs je n’en vois plus, le coach a monté la cadence.
Les côtes ne m’effraient plus et je prend mon rythme tranquillement petit plateau , grand pignon et roule ma poule. Dans ces moments là je pense aux leçons de Ji PIO qui m’ont été d’une grande utilité au départ et je me suis équipée d’un rétroviseur.
Si je m’arrête au milieu de la côte pour cueillir des figues je peux repartir sans pousser le vélo. Je n’aime plus que JJ m’aide quand ça monte.
Si par hasard la côte est trop dure (ça arrive encore) je pousse mon vélo sans le vivre comme un échec. Je prends autant de plaisir à prendre mon temps et à regarder les escargots, libellules et papillons.
Je n’ai plus peur des camions ni des chiens. Et je rêve dans ma tête lors des longs passages un peu monotones en attendant au détour d’un chemin ou en haut d’une côte le paysage « waouh ».
Je me régale des signes des passants.
4000 kilomètres ce n’est que le début et je ne réalise la distance que dans les réflexions des gens quand ils demandent d’où on vient et qu’on répond de l’océan Atlantique.
Ils font de grands gestes toujours suivis de la question : et quel âge vous avez ?
Et là je prends un coup car ce sont mes rides qui les interpellent et pas la musculature de mes cuisses !!!
Allez j’ai de la chance de pouvoir encore pédaler et en profiter.
Il y aura d’autres 4000 kilomètres, pour l’instant c’est 4400 kilomètres au compteur.

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